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Graines d’Amour

Pour certains la Saint valentin n’est qu’une fête commerciale, pour d’autres c’est l’occasion de passer du bon temps en amoureux. Au final, chacun est libre d’interpréter cette journée comme il l’entend.
L’essentiel est de se rappeler que L’Amour se vit. Il se fait avec respect. Il se donne et se reçoit. Il se partage à l’infini. Alors n’hésitons pas à semer des graines d’amour autour de nous.
En ce 14 février j’ai envie de partager ce poème écrit à l’occasion d’un concours d’écriture, organisé par le magazine Faire face, sur le thème de la Saint Valentin.

« Je t’aime,
Au présent, chaque instant,
D’un amour brûlant.
Je t’aime,
Au beau milieu de la nuit,
Dans le silence, ou dans le bruit.
Je t’aime,
Lorsque tes mains douces me touchent, et m’explorent,
Lorsque tes paumes me sculptent, me découvrent.
Je t’aime,
En toute simplicité,
Au détour d’un moment partagé,
Au gré de nos envies d’intensité. »

©Aurélie Dechambre, le 14 Février  2018.

Tous droits réservés.

coeur

 

 

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Partenaires particuliers…

Nous sommes si complémentaires
L’un à l’autre
Chacun avec notre histoire, notre vécu,
Chacun avec notre handicap aussi…
La vie nous a façonnés….
Elle nous a parfois, malmenés…
L’un et l’autre
Nous avons appris du passé.
Au présent aujourd’hui, nous nous aimons.
Et avançons dans cette même direction.
Aucune histoire ne se ressemble
La nôtre est construite
Sur un amour sincère
Sur un profond respect
Sur cette foi qui nous porte
Sur des valeurs qui nous lient.

Aurélie Dechambre, le 13 février 2018 .Tous droits réservés.

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La beauté de la vie

Mère Térésa disait  » La vie est beauté. Admire-la »

Au cœur nos expériences les plus douloureuses se loge la possibilité de croire en la beauté de la vie, en l’Amour, et en l’espérance. À chaque instant, nous décidons de voir ou non la beauté des choses. Nous pouvons toujours, nous émerveiller d’un tout petit rien, qui nous redonne le sourire. Lorsque nous y parvenons, les épreuves de la vie, nous paraissent moins pénibles.

©Aurélie Dechambre, le 11 février 2018. Tous droits réservés.

La-vie-est-beauté


 

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Écrire la vie

 

Écrire la vie,
Avant qu’elle ne s’envole,
Avant que ma mémoire virevolte,
Avant, que mon esprit s’étiole.

Écrire la vie,
Écrire aujourd’hui,
Et se construire des souvenirs à l’infini.

Écrire la vie
Pour capturer le présent,
Et savourer l’instant,
Pour arrêter le temps.

Aurélie Dechambre, le 6 février 2018. Tous droits réservés.capturer

 

 

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Mais au final, pourquoi j’écris ?

Je me demande souvent, ce qui me pousse à écrire. Quelle est finalement ma relation à l’écriture ?
Voici quelques éléments de réponse : tout d’abord, j’écris parce que cela me fait du bien. Je compose depuis l’enfance, même si je ne le fais pas toujours avec la même assiduité.
Depuis toutes ces années, j’en ai rempli des petits carnets de notes… Des dizaines de poèmes, de lettres, de textes autobiographiques, soigneusement rangés dans une boîte à secret… J’envisageais de publier un roman, mais au final je crois que ce n’est pas mon style. Je ne cherche pas à devenir écrivaine.
J’éprouve simplement l’envie de partager des tranches de vie. Un peu comme un photographe qui avec ses clichés va saisir l’éphémère. L’actualité, la vie, le bonheur, la philosophie zen sont des sujets qui m’inspirent beaucoup.

J’écris sur ce qui me touche, et me fait grandir. Je laisse glisser ma plume, au gré de mes envies, et de mes émotions. J’écris pour me souvenir, pour ne pas oublier. J’écris aussi, sur mes zones d’ombre, mon handicap et mon endométriose; je me livre parfois sans avoir l’assurance d’être comprise.

Le plaisir d’échanger avec vous, chers lecteurs, est bien réel même si je le reconnais, l’exercice est difficile. Je m’interroge souvent sur le manque de retour.
Cependant, je tiens à vous remercier pour votre fidélité. Vous êtes, de plus en plus nombreux, à me lire, à me suivre sur les réseaux sociaux et je m’en réjouis.

En 2018, je continuerais d’écrire, c’est ma bulle d’oxygène à moi, ce qui me permet de voir la vie différemment et de positiver. Écrire est aussi manière de réagir à l’actualité et de participer à la vie de notre société.

©Aurélie Dechambre,le 03 février 2018.

ecriture

 

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Derrière nos murs

Afin d’éviter de souffrir, notre premier réflexe est de nous barricader. Nous avons tous tendance à construire des murs, autour de nous. Ces derniers cloisonnent et délimitent notre quotidien. Grâce à eux, nous pensons garder le contrôle. On se croit en sécurité.
Mais au fil du temps, ces murs nous paraissent étroits et  nous avons l’impression d’étouffer. Nous nous replions sur nous-mêmes. Installés dans notre zone de confort, nous  en oublions l’essentiel : La vie.  Cependant, la vie ne se contrôle pas, elle se vit.

Par contre, nous ne pouvons pas, la vivre pleinement derrière nos murs.
La vie est courte, alors libérons-nous de nos murs, et profitons-en.

©Aurélie Dechambre, le 27 janvier 2018.

enjoy

 

 

 

 

 

 

 

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À ceux que j’aime…

 L’année 2017 fût assez rude. Le cancer a emporté plusieurs de mes proches ( amie d’enfance et membres de ma famille). Parce que leur départ me laisse un vide immense, je leur dédie ce poème amérindien trouvé sur un autre blog:

« Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté !
Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai !
Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort. »

coeur

 

 

 

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I believe in joy

✨✨I believe in joy ✨✨

Je crois au bonheur.
Je crois à la paix et à l’amour 💖
Je crois aux petits miracles de la vie.
Je crois la tolérance et la bienveillance.
✨✨✨✨
Je choisis le positif.
Je choisis d’avancer dans l’espérance.
Je choisis d’être à l’écoute de l’autre.
Je choisis d’être responsable de ma vie.
Je choisis de semer ou non de la joie.
©Aurelie Dechambre,le 20 janvier 2018.
Tous droits réservés.

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Très chère endométriose,

Je parle souvent de toi avec humour et autodérision. Mais ce soir, je t’écris parce que j’ai peur… Peur de voir à quel point tu peux me rendre malade, et fatigable. Peur de voir l’impact que tu as sur ma vie.

Lors de ma dernière consultation, ma gynécologue m’a confirmé ton nom : « Endométriose sous péritonéale inflammatoire et digestive », elle m’a également montré quelques photos de toi… J’ai alors, réalisé que tu te propageais à une vitesse folle. Quand vas-tu t’arrêter ? Tu tisses une jolie toile d’araignée à l’intérieur de mon ventre. Tu es là bien au chaud… Et moi, je lutte contre cette douleur…

Cependant, je n’éprouve pas de rancœur à ton égard. Je le sais, tu ne m’as pas choisi. Me révolter contre toi ne me servirait à rien. Si ce n’est qu’à augmenter mon stress et mes douleurs. Tu fais maintenant partie de moiet je dois apprendre à cohabiter avec toi.

Par contre, je suis en colère contre la réaction de certains médecins : en effet, la médecine fonctionne par catégorie. Chaque spécialiste s’occupe de sa partie, sans traiter le problème dans sa globalité. Et surtout, je suis en colère contre cette sécurité sociale qui ne veut pas te reconnaître à 100 %. Mon handicap moteur l’est déjà, il ne faudrait pas abuser… Tu es encore une maladie peu reconnue et mal remboursée.

Pour terminer, cette lettre, je tiens à te remercier. Grâce à toi, j’apprends la patience et à lâcher le superflu. Je vis là ici et maintenant, je savoure les bons moments. Car aussi chaotique qu’elle puisse être, la vie me réserve encore de très belles choses.

©Aurélie Dechambre, 16 janvier 2018.

Tous droits réservés.

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Fleuve d’optimisme

Dans la vie,  je ne peux ni forcer l’amour ni forcer la paix.

Par contre, je peux véhiculer  ces deux valeurs un peu plus chaque jour.

Je peux semer davantage de bienveillance, et de tolérance.

Tous les matins, je peux faire  preuve de gratitude envers la vie.

Je peux m’éloigner de ce qui  me détruit.

Et garder en tête, ce qui me rend heureuse.

Avec le temps, je peux apprendre à faire de mes pensées  : un fleuve d’optimisme.

©Aurélie Dechambre, le 14 janvier 2018. Tous droits réservés.

vie

 

 

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Mantra du moment : Apprendre à aimer sa vie

J’accepte  ma Vie  telle qu’elle est.
J’arrête de vouloir la changer.

J’arrête de me comparer à
Et  me contente de ce que j’ai.

❄️✨❄️
J’arrête de penser au passé et au futur.
ET  me concentre sur le présent.

⚛️✨ ⚛️

J’apprends surtout à l’aimer et à en prendre soin.
Car aussi chaotique qu’elle puisse être, la vie  me réserve de très belles choses.

🧡🧡🧡

©Aurélie Dechambre, le 09 janvier 2018.

Tous droits réservés.

vie

 

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Toujours Charlie

Pour ne jamais  oublier :

Terrassée par l’horreur…
Il ne reste que les pleurs et la douleur…
Tuer pour une caricature ?
Attentat à la vie…
Attentat à la Liberté…
Attentat horreur…
Je pense à ces êtres humains qui dessinaient pour éveiller nos consciences…
Pour notre liberté…
À ces hommes qui ne vivaient que pour la liberté de la presse.
Pour dénoncer l’horreur et faire avancer le monde…
Écrire par espoir d’un monde meilleur…
Dessiner par utopie…
Dessiner par courage…
J’admire ces hommes qui préfèrent les traits…
Leur crayon comme arme…
Ils ne blessent que les egos…
Ils n’assassinent pas les hommes…

©Aurélie Dechambre

(Poème écrit le 8 janvier 2015 en hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo, extrait du recueil  » Ose croire en tes rêves » )

 

charlie

 

 

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Happy new year

 

Pour cette nouvelle année,

Je vous souhaite, de vivre pleinement et de profiter du présent.
Je vous souhaite de construire pas à pas votre bonheur.

Je vous souhaite de panser vos blessures, et de parvenir à lâcher prise.
Je vous souhaite, d’aimer intensément et de souvent dire, « je t’aime »
Je vous souhaite, d’être à l’écoute de votre cœur et de vos émotions.
Je vous souhaite, d’être bienveillants et de faire confiance à la Vie.

Je vous souhaite, d’être vous-même et de ne pas renoncer à vos valeurs.

Je vous souhaite, de croire en vos rêves, et de ne pas vous laisser décourager par les obstacles, que vous rencontrerez.

Je vous souhaite, d’être audacieux et de réaliser vos projets les plus fous. De tenter de nouvelles aventures.

Je vous souhaite, surtout, de rire et de passer de bon temps avec ceux qui vous aiment, et qui vous rendent forts et heureux. La vie est courte, ces moments sont précieux.

Pour 2018, je nous souhaite, à tous d’agir pour un monde meilleur et d’en profiter plus sereinement.

Bonne et Heureuse année à tous, et toutes !

©Aurélie Dechambre , le 4 janvier 2018.

année

 

 

 

 

 

 

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Demain la lumière reviendra

 

Dans la vie, nous avons tous notre croix à porter. Nous faisons de notre mieux, avec ce que nous avons. Aucun chemin n’est prédéfini à l’avance, il se construit pas à pas.

Malgré les difficultés, la maladie, nous pouvons tous trouver une bonne raison d’être reconnaissants envers la vie. Elle nous offre de si beaux moments, ne les oublions pas.

Alors, si certains soirs, nous avons l’impression que tout s’écroule, posons-nous un instant. Laissons sortir nos émotions, notre colère notre tristesse…

Demain est un autre jour. Demain, la lumière reviendra.
©Aurélie Dechambre, le 29 décembre 2017.

vie

 

 

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Joyeux Noël

Avec quelques jours d’avance,  je vous souhaite de très belles fêtes de Noël. Qu’elles soient, pour tous,  synonymes de joie et d’amour. Profitez de ces instants, ils sont précieux.

Une grande pensée pour personnes isolées, démunies, qu’elles puissent trouver un peu de réconfort et  une oreille attentive, en cette période de fête.

©Aurélie Dechambre, le 21 décembre 2017.

Noel

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Toi,mon amie d’enfance

 

Il y a six mois, tu prenais ton envol… Tu déployais tes ailes pour rejoindre le paradis. Je sais, que tu y sens bien. Six mois déjà, et, pourtant, tu es toujours si présente. Tu as une place de choix dans mes souvenirs, dans mes prières.
J’aime me rappeler, de nos bons moments : je me souviens entre autres, de nos séances de kiné, de nos colos et de ce réveillon de 2007… Tous ces nombreux moments, nous ont permis de construire une très belle amitié qui ne s’éteindra jamais. Repose en paix.

©Aurélie Dechambre, le 19 décembre 2017.

paradis

 

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Je rêve d’un monde…

Je rêve d’un monde,
Aux mille éclats de rire,
Où la haine ne serait qu’un mauvais souvenir,
Où l’amour régnerait en maître,
Où la paix serait la reine de la fête.
Je rêve d’un monde,
Où les cœurs battraient à l’unisson,
Où le soleil brillerait en toute saison,
Où la souffrance n’existerait plus,
Où la tolérance redeviendrait notre unique vertu.

©Aurélie De Chambre, le 17 décembre 2017.

 

monde

 

 

 

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Les bons moments d’la Vie

🌈🌟🌟🌟La vie est une succession de petits bonheurs, de petites réussites et de moments plus difficiles où les choses ne se déroulent pas comme on le voudrait.
Chérissez ces  » bon « moments, même s’ils sont éphémères, car ils adouciront les jours les plus pénibles de votre vie. 🧡
N’attendez pas demain, pour être heureux…🌟🌟🌟
©Aurélie Dechambre , 15 Décembre 2017.

fetes

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37 ans d’amour…

Maman,
Il y a 37 ans, tu m’as offert le plus beau des cadeaux, la vie. Mère Teresa disait « La vie est un défi, relève-le. Ce défi, nous l’avons relevé ensemble. Certes, les choses n’ont pas toujours été faciles. Mais avec papa à nos côtés, nous n’avons jamais renoncé. Tant d’épreuves traversées, avec beaucoup d’amour et de complicités.
Tu m’as appris la persévérance, la tolérance et le partage. Tu m’as également transmis cette foi, qui me fait avancer. Toutes ces valeurs m’ont permis de devenir la femme, que je suis aujourd’hui, et par ces quelques lignes, je t’en remercie.

 

©Aurélie Dechambre, le 14 Décembre  2017.

MAMAN

 

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L’écrivain du Bonheur

Surnommé l’écrivain du bonheur, Jean d’Ormesson a tiré sa révérence. Élégant pétillant, grand amoureux de la Vie, figure d’optimisme, il inspirait un profond respect. Il connaissait bien, la valeur et la beauté des mots.
Au paradis des immortels, reposez en paix Monsieur d’Ormesson et MERCI

Surnommé l’écrivain du bonheur, Jean d’Ormesson a tiré sa révérence. Élégant pétillant, grand amoureux de la Vie, figure d’optimisme, il inspirait un profond respect. Il connaissait bien, la valeur et la beauté des mots.
Au paradis des immortels, reposez en paix Monsieur d’Ormesson et MERCI.

©Aurélie Dechambre, le 5 décembre 2017 

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Hello Décembre

Les températures dégringolent, la neige a fait une discrète apparition puis s’en est allée. Pas de doute, décembre est bien là. Les décorations ont pris vie dans les villes, les magasins, les maisons. La féerie de Noël est partout. Avec elle, ses traditions et ses moments de détente.
Toutefois, je trouve que certaines traditions se perdent. La société de consommation transforme l’esprit de Noël. Pour beaucoup, la chasse aux meilleurs cadeaux est ouverte. Certes, je vous le concède, recevoir un présent fait toujours plaisir.
Mais pour ma part, Noël est avant tout, une fête religieuse que j’aime vivre en famille.
En ce temps de l’avent, j’ai une pensée particulière, pour les personnes isolées, démunies, endeuillées… Pour elles, cette période demeure très difficile. Malheureusement, je ne peux changer leur destin. Par contre, avec une parole bienveillante et chaleureuse, je peux adoucir leur quotidien. N’est-ce pas-là le véritable esprit de Noël ?

 

Je vous souhaite de passer un joli mois de décembre. Qu’il vous apporte le plein d’amour et de paix.
©Aurélie De Chambre, le 3 décembre 2017.

 

hello decembre

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Mes péripéties d’endogirl à roulettes : Chapitre 2

 Le 15 novembre 2017, ma petite saloperie et moi avions rendez-vous. Un tête-à-tête au bloc opératoire… Une date que je n’oublierai pas… Déterminée à gagner cette première manche, j’attendais ce jour avec une certaine impatience.

Le 15 novembre 2017, ma petite saloperie et moi avions rendez-vous. Un tête-à-tête au bloc opératoire… Une date que je n’oublierai pas… Déterminée à gagner cette première manche, j’attendais ce jour avec une certaine impatience.

Mais, à mon réveil, j’ai pris conscience, qu’il faudrait beaucoup de temps, sans doute, d’autres interventions et un traitement à vie, pour parvenir à stabiliser cette endométriose. Après une très courte hospitalisation, digne d’un épisode de Grey’s Anatomy… Je suis de retour chez moi. Une période postopératoire assez compliquée, douloureuse, et fatigante.
L’endométriose est une maladie chronique complexe, il faut apprendre à vivre avec ses aléas. Pour le moment, je dois laisser le temps, faire son œuvre. Cela n’est pas toujours simple, mais j’ai confiance en la Vie.
N’en déplaise à certaines personnes, je continuerai à raconter sur ce blog, »mes histoires de nanas ». Non pas par manque de pudeur, mais parce que, j’en éprouve le besoin. Comme beaucoup de femmes atteintes de cette maladie, je brise enfin le silence.
Pour conclure, je tiens à remercier, mon mari, ma famille, mes amies pour leur précieux soutien.

©Aurélie Dechambre, le 26 Novembre 2017

endo

 

 

 

 

 

 

 

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Paris pleure

Terrassée par l’horreur…
Il ne reste que les pleurs et la douleur…
Tuer pour une sortie ?
Attentats à la Liberté, attentats à la vie, attentats horreur…
Je pense à ceux qui sont tombés sous les balles, aux victimes de cet acte lâche et imbécile…
Je pense également à toi qui as ouvert ta porte et secouru ton frère humain, toi qui vis dans l’angoisse d’avoir un proche à l’hôpital, ou disparu…
Je pense fort aussi à toi qui es trop loin et que je voudrais pouvoir prendre dans mes bras…
Écrire pour ne jamais oublier…
Écrire pour ne pas céder à la peur, notre pays pleure…
Jeunesse qui ne demandait qu’à vivre…
Ce monde devient bateau ivre.
Attentats à la Liberté, attentats à la vie, attentats horreur…
(Poème écrit le 14 novembre 2015 en hommage aux victimes des attentats de Paris)

paris

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Novembre et ses couleurs

Novembre est arrivé. L’automne est déjà bien installé, la fraîcheur aussi. À chaque saison, ses petits plaisirs. J’aime savourer une boisson bien chaude devant la TV. J’aime nos dimanches cocooning… J’aime la saison des raclettes et autres tartiflettes.
En novembre, la nature nous offre de nouvelles couleurs, de nouveaux paysages. J’aime aller flâner sur les bords de Loire, profiter des derniers rayons du soleil. Cet endroit m’apaise.
Depuis hier, le froid se fait plus intense, et d’ici peu la pluie inondera nos jours et adoucira nos nuits. En cette période, j’ai une pensée particulière, pour les personnes démunies. Essayons d’avoir un geste bienveillant à leur égard.

Dans quelques semaines, l’esprit de Noël, s’invitera dans nos cœurs, alors n’oublions pas ceux qui n’ont rien.

Je vous souhaite un bon mois de novembre rempli d’amour, de bienveillance, et de partage.
©Aurélie Dechambre, le 7 novembre 2 017.

Fall Leaves Autumn Forest Nature Wallpaper Macbook

 

 

 

 

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Être soi

– Être soi, c’est oser faire tomber les masques. C’est cesser de vouloir ressembler aux autres.

– Être soi c’est emprunter son propre chemin, en se faisant confiance. C’est  mener la vie qui nous correspond réellement.

– Être soi, c’est assumer ses choix.C’est savoir reconnaître ses parts d’ombre et affronter ses peurs.

©Aurélie Dechambre, le 05 Novembre  2017.

etre soi

 

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Manhattan

Ils ont encore frappé,
Ces assassins de l’Humanité.

Manhattan à son tour endeuillé,
Trop de destins brisés.

Attentats la vie, attentats à la liberté,
Cette folie ne s’arrêtera jamais.

Notre  monde ne tourne  pas rond,
Épuisé par tant cette fanatique déraison.

(Hommage aux victimes de l’attentat de Manhattan)
© Aurélie Dechambre, le 2 novembre 2017

new-york

 

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Un jour à la fois

Parfois, il y a des moments où il n’y a rien à comprendre. Les épreuves s’enchaînent sans explications rationnelles.

Dans ces moments là, il est essentiel d’avancer un jour à la fois, un pas après l’autre, et surtout de laisser faire la Vie, de lui faire Confiance.
Même dans ces périodes compliquées, n’abandonne jamais. Quoiqu’il se passe dans ta vie, tu peux décider de le transformer en force.

©Aurélie Dechambre, le 29 Octobre 2017.

 

un jour

 

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Si seulement…

 

Si seulement, j’avais une machine à remonter le temps,
Afin de pouvoir changer le cours des événements.

Si seulement, je pouvais retrouver mon âme d’enfant,
Vivre dans un monde moins violent.
Me plonger dans mes souvenirs d’antan,
Si seulement, si seulement…
Je ne pourrai jamais remonter le temps,
Et préfère vivre dans le présent.
Heureuse, d’être là ici et maintenant,
Aujourd’hui , j’évite les « si seulement ».

©Aurélie Dechambre, le 22 Octobre 2017

 

Si seulement

 

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Insomnie

Au beau  milieu de la nuit,
Mon corps épuisé,
Mon esprit troublé,
Cherche le sommeil qui les fuit.

Aucune angoisse,
Aucune peur,
Juste ces douleurs,
Incapable  de m’envoler,
Dans les bras de Morphée.
Petite « saloperie » toujours présente,
À cette heure, tu me rends si impuissante.

©Aurélie De Chambre, le 15 octobre 2017.
Tous droits réservés.

nuit

 

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Oser dire NON

Dans la vie, il est parfois nécessaire d’oser dire non, stop ou ça suffit… Cela n’est pas toujours simple. Notre société nous impose beaucoup de contraintes. Penser à soi de temps en temps fait du bien.
J’ai longtemps cru que le fait dire non faisait de moi une personne égoïste, une mauvaise chrétienne… Je disais souvent oui, alors que je n’en avais pas envie.
Je ne voulais pas blesser les autres. En réalité, je m’oubliais un peu…
En vieillissant, je comprends l’importance de poser mes limites. Je n’hésite plus à mettre fin aux situations qui ne me plaisent pas.
Cependant, lorsque j’accepte de rendre service, je le fais de bon cœur avec de vrais oui !
En définitive, le temps qui passe m’aide à suivre mon cœur et à me préserver.
©Aurélie Dechambre, le 7 octobre 2017.

 

 

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Photo prise sur le net

 

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Marseille

Marseille s’éveille dans la terreur,
Nouvel attentat à la vie, attentat horreur,
La jeunesse touchée en plein cœur,
Deux destins  brisés,
Cette folie ne s’arrêtera jamais…
Ils frappent sans aucune raison,
Le monde ne tourne décidément pas rond,
Quelle fanatique déraison.

(Hommage aux deux victimes, de l’attaque du 1er Octobre 2017.)
©Aurélie Dechambre,2 Octobre 2017.

 

Marseille
Photo prise sur le net  

 

 

 

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Gratitude

Tout le monde a le droit d’être heureux. Certes, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Nous connaissons tous des traversées du désert. Mais comme dit le dicton « Après la pluie, vient le beau temps ». Le bonheur se loge dans la plénitude de l’instant présent.
Notre esprit est une sorte d’aimant : Plus nous restons optimistes, plus nous attirons la positivité.
La vie se compose de bonheurs simples, de petits miracles… Il nous appartient, de semer de la joie autour de nous.
Suite au décès brutal d’une amie d’enfance, j’ai réalisé  que la vie était bien courte, et que mon bonheur se trouvait sous mes yeux. Depuis, je ne cours plus après. Même dans les périodes difficiles, la vie m’offre beaucoup de belles choses et je tente de lui en être reconnaissante.
©Aurélie Dechambre, le 26 septembre 2017 Tous droits réservés.

gratitude

 

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À mon amie

Perdre un être cher et comprendre que, malgré la tristesse infinie de la mort d’une amie d’enfance, une amie du premier cercle, le monde ne s’arrête pas de tourner sans elle.
Depuis ton départ, je te parle presque tous les soirs. Tu n’es plus là et pourtant, tu m’envoies les signes de ta présence.

Au paradis, tu viens de commencer ta nouvelle Vie. Je sais que tu y es bien, sereine et apaisée. Pour ma part, je suis là, ici et maintenant. J’apprends à vivre avec nos souvenirs. Des images gravées à jamais.
Ta disparition m’a vraiment bouleversée, mais elle ne change rien à notre amitié.

Par la prière, nous demeurons unies pour l’Éternité.
©Aurélie Dechambre, 19 septembre 2017.

ETERNITE

 

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Témoignages sur l’endométriose

Bonsoir,

Ce soir, je vous propose des témoignages  autour de l’endométriose.

En effet, en plus de mon handicap moteur, je souffre de cette maladie, cf Chronique d’une Endogirl à roulettes .

L’endométriose est peu connue, il me semble important d’informer.

Pour ma part,  j’ose en parler ouvertement. Je n’en ai pas honte. Beaucoup de femmes sont dans mon cas.

Témoignages sur l’endométriose

Bonne soirée à vous.

endometriose-parlons-en

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Plénitude poétique

Je me surprends à rêvasser en toute quiétude.
Je savoure, ce court moment de plénitude.

Mon esprit, et mon cœur poétique.
Me plongent doucement dans un monde magique.

La poésie est ma plus tendre passion.
Elle réveille en moi un tourbillon d’émotions.

Elle adoucit souvent la vie.
Simple moment d’évasion dans mes écrits…

©Aurélie Dechambre le 8 Septembre 2017.
Tous droits réservés

soir

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Sur la route du lâcher-prise

Par un beau matin de juillet 2015, j’ai ENFIN pris la décision de vivre pour moi.

Un réel séisme… Un déclic dans mon existence… Une lumière au bout du tunnel… Cette prise de conscience a été un immense soulagement ! Une véritable bouffée d’oxygène…

Très vite, je prends conscience, que je dois renoncer à vivre dans le contrôle.
Accepter que la vie ne soit pas parfaite mais pleine d’épreuves. Accepter de vivre dans le présent. Je suis à un tournant de mon existence, mon mariage a lieu dans trois mois…
Je commence à me faire à l’idée, que les choses doivent changer ! Cependant, cette profonde remise en question me fait peur. Dans mon cerveau d’IMC ce n’est pas facile de lâcher-prise ! Je décide alors, de laisser passer mon mariage…
Les mois défilent, je vis mon un petit nuage. Et si le bonheur était là, ici et maintenant ?
Si c’était le bon moment de libérer de mes peurs… De lâcher-prise envers, les situations, « toxiques » qui empoisonnent mon quotidien… De nouveaux projets émergent, nous nous lançons dans une procédure d’adoption. Je le sais, cette démarche est longue et intrusive, mon émotivité et mon anxiété vont être mises à rude épreuve ! Tel un boomerang, l’idée de lâcher-prise, me revient comme une évidence.
Il y a quelques années, j’ai déjà essayé la sophrologie, et la méditation, mais sans grand succès, cela a fait l’effet contraire. Aujourd’hui, c’est différent la philosophie du lâcher-prise me parle vraiment. Cependant, une question me trotte dans la tête : Comment puis-je lâcher-prise tout en restant la capitaine de mon âme ? Pour tenter de répondre à cette interrogation, je décide de me documenter sur le sujet…
Ni une ni deux, je file au rayon psychologie de la FNAC d’Orléans. Au bout de quelques minutes, je tombe sur des livres évoquant le lâcher-prise.
J’en feuillette quelques-uns, et après un court moment d’hésitation, j’en achète quatre, accompagnés d’un petit carnet sans prétention.Ce dernier va vite devenir un fidèle compagnon de route, mon petit carnet « Be Happy ».
Sur le chemin du retour, il me tarde de découvrir mes bouquins… Dès la première lecture, je comprends que lâcher-prise ne se décrète pas. Il s’agit d’un travail psychologique sur chacune de nos peurs et de nos émotions. Savoir lâcher prise, c’est savoir se détacher des choses qui n’apportent rien de positif dans la vie. C’est également, cesser de vouloir tout contrôler tout en étant capable d’éviter une situation oppressante. Afin d’y parvenir, je vais devoir successivement prendre conscience, accepter, pardonner, guérir, faire confiance et enfin agir.

La prise de conscience :
Cette étape permet de prendre de la distance avec tout ce qui me fait souffrir. Je prends conscience de mes limites. Sur mon fameux carnet, je fais la liste de toutes ces souffrances. Ensuite, j’identifie les sujets sur lesquels, je peux lâcher-prise. Je comprends alors, que certaines choses m’échappent… Je vis là, ici et maintenant, dans le présent. En prenant conscience de ce qui me fait mal, je commence à me libérer du poids du passé, je quitte ces fausses croyances qui me maintenaient dans une fausse réalité.
Chez moi, cette phase (douloureuse) a duré environ 6 mois. Elle m’a permis de regarder la vérité en face !

L’acceptation :
Sans l’acceptation, il n’y a pas de véritable lâcher-prise… Vouloir lâcher-prise revient à simplement accepter la situation telle qu’elle est. Comme tout le monde, je vis des épreuves difficiles. Je sais maintenant, qu’elles sont inévitables. Le passé est ce qu’il est, personne ne peut accepter MA VIE à ma place. J’accepte ainsi de vivre pour moi et non par rapport à autrui. J’ai besoin des autres pour vivre, mais je ne souhaite plus être une copie conforme.

Le pardon et la guérison :
Le fait de pardonner permet également de lâcher-prise. Il me libère de mes propres chaînes. Pardonner, c’est décider qu’un événement aussi blessant soit-il, n’a plus aucun impact négatif sur mon quotidien. Ainsi, je tourne une page, sans pour autant oublier. Je me pardonne également à moi-même.
Apprendre à se faire confiance :
Petit à petit, je deviens responsable de ma vie. J’accepte de prendre mes responsabilités et retrouve, MA liberté. Pour me faire confiance, je dois me recentrer sur ma vie. Je comprends que ce n’est pas dans le regard et le jugement des autres que je trouverai le bonheur. Il est en moi et je dois en trouver la clé.

Agir :
Je dois à présent apprendre à saisir ma chance.
Vouloir lâcher prise revient à se libérer de ces blocages. C’est admettre que je suis capable de surmonter les challenges. Je peux saisir les opportunités qui se présentent à moi. Pour cela, je redéfinis mes objectifs et mes priorités.
Voilà pour les principales étapes du lâcher-prise.
Je souhaite maintenant revenir un sur une question, qui a mon sens, est cruciale.

Comment lâcher-prise sur une relation, qu’elle soit amoureuse ou d’amitié ?

Cette longue remise en question a engendré un changement dans mon entourage.
J’ai dû travailler très fort pour lâcher-prise en amitié. Certaines relations devenues trop étouffantes s’effritaient avec le temps. Nous prenions des chemins différents…
Cette étape fut longue et je me réfugiais dans le silence. Ce silence n’a pas toujours compris. Qu’importe… J’ai eu du mal à identifier la source du souci. Par contre, une fois que j’ai réellement mis le doigt dessus, le processus de lâcher prise s’est enclenché plutôt rapidement.
Plutôt que souffrir et faire souffrir, j’aie préféré couper les ponts avec certains, prendre de la distance avec d’autres. Même si cela a été une période compliquée, je me sens totalement en paix avec ce choix de vie.
Lâcher-prise en amour :
Lorsque, la peur de perdre l’autre représente une entrave à l’épanouissement du couple, c’est qu’il est temps d’agir.
Il est impératif, de pouvoir parler de ses angoisses avec son conjoint, mais ce n’est pas toujours facile à faire. Parfois, notre passé sentimental nous empêche de lâcher-prise. Il n’y a donc pas de baguette magique. Il faut juste prendre le temps de panser ses blessures, accepter sa vulnérabilité et réapprendre à faire confiance. Le conjoint PARFAIT n’existe pas.
Le lâcher-prise et mon l’infirmité motrice cérébrale :

Mon mari me dit souvent, « fais une pause, mets ton cerveau sur off », plus facile à dire qu’à faire quand on est IMC… Depuis mon plus jeune âge, je suis extrêmement anxieuse. La moindre contrariété prend des proportions énormes. C’est typique de l’Infirmité Motrice Cérébrale. Nous sommes très émotifs et angoissés. Cette caractéristique est souvent mal connue et très mal comprise du grand public.
Avant de commercer ce travail de lâcher-prise, je vivais avec la boule au ventre. Je pensais, que pour rester maître chez moi, je devais tout contrôler à la perfection.
Depuis que j’apprends à lâcher prise, je relative davantage. Je me détache du superflu.
Néanmoins, cela n’est pas simple tous les jours, l’émotivité reprend souvent le dessus.
Au quotidien, les situations avec les auxiliaires de vie restent des situations oppressantes pour moi. Je tente d’y prêter moins d’attention, mais cela demeure difficile. Nos aides à domicile sont très intrusives. Pas simple de les recadrer tout en lâchant prise… Depuis peu, je m’enferme dans ma bulle zen en leur présence. Musique douce dans les oreilles, j’essaye de faire le vide. Je note mes angoisses dans mon petit carnet, et petit à petit la tension redescend. Cette méthode ne fonctionne pas encore à tous les coups, mais globalement elle m’apaise.Ce qui n’est pas fait aujourd’hui le sera demain. Ainsi, j’évite de m’énerver. Je tente de trouver un subtil équilibre. Ce travail de lâcher-prise m’apporte beaucoup. J’aborde notre procédure d’adoption avec une certaine sérénité.
À travers ce texte, je partage une tranche de vie. Le lâcher-prise est un choix personnel. Je n’ai aucunement la prétention d’être un « maître zen ». Cette méthode fonctionne sur moi, mais cela ne sera peut-être pas le cas sur vous. Chacun doit trouver son chemin.  Vivez VOTRE vie et soyez heureux !
Quelques pistes de lecture :

Émotions, mode d’emploi : Christel Petitcollin
Les 50 règles d’or pour ne pas s’énerver : Sophie Dominique Rougier
Les 50 règles d’or pour lâcher prise: Laurence Dujardin
Écrire sa vie, pour mieux la comprendre : André Gervais

©Aurélie Dechambre le 29 mai 2017
Tous droits réservés

 

BEE HAPPY

à la Une

La poupée désarticulée

(Dialogue avec ma spasticité…)

Tu fais partie de moi, et moi de toi. Une sorte de relation incompréhensible, insaisissable…  Toi, mon infirmité motrice cérébrale, j’ai longtemps, cherché, à te rejeter…
Telle, une poupée désarticulée, au facteur émotionnel exacerbé, aux angoisses parfois, surdimensionnées, aux contractures musculaires  incontrôlées…
Toi ce corps, aux mouvements non coordonnés, avec le temps, j’apprends à te dompter !
Un  matin,  je réalise que, je dois faire de toi mon allié,  je compose alors avec mon ennemie de toujours : ma spasticité !
Enfant, tu m’as contrainte à faire de la kiné : étirements, chevalier servant, jeux d’équilibre, contrôle de l’émotivité… J’en passe et des meilleurs…Tu pensais que j’allais capituler.
Eh bien, non…C’est loupé ! Mes  parents et l’amour de ma fratrie m’ont toujours poussé à continuer…Loin du monde institutionnel,  intégrée dans l’école de mon quartier,   je grandis au milieu d’enfants valides. Je perçois ma différence sans réellement la comprendre… Les autres enfants m’acceptent et moi j’apprivoise mon corps si différent…  Petit à petit, toi (ma spasticité), tu  deviens  une copine. Je vais même jusqu’à te donner le surnom de  « Spasti »
Certains jours, tu m’en as fait baver. Cela n’était pas toujours facile… Entre l’école, l’ergo et la kiné les journées étaient bien chargées. Cependant, je reconnais, que tu ne m’as pas volé mes instants d’innocence…Toutes ces récréations à jouer (enfin à  rouler) sur la corde à sauter !

Les années passent,  vient le temps du lycée puis de la faculté…tu  restes  toujours à mes côtés… À doses de Baclofène, je te mène la vie dure. J’en suis consciente,  sans pour autant en être désolée…Aujourd’hui, je suis une femme mariée. Petit arrêt sur mon mariage : Dix  jours, avant, tu te rappelles à moi, « bip-bip », la pompe à Baclofène sonne ! « Putain Spasti, tu fais chier, j’ai autre chose à  penser…Pas le temps, de passer faire ton plein de « baclo »… Renseignements pris, auprès de l’hôpital, la pompe est à changer… Mais cela peut attendre ! Ouf, je suis sauvée! Tu  vas  simplement te manifester  à chaque bip.  J’espère juste qu’un sursaut  ne viendra  pas gâcher, cet instant crucial  du oui ! Le jour J, tu as su te faire discrète,  tu ne m’as pas empêché de m’éclater, de danser… Ta soudaine discrétion s’explique, sans doute, par la présence de Monsieur Le Metayer, parmi nos invités…
Aujourd’hui,  sur le plan physique, je pense, réussir à te contrôler… Je dirais même que tu m’aides dans certains gestes du quotidien. J’apprends à surmonter les difficultés.
Avec toi,  « Spasti », j’ai appris la ténacité…

Sur le plan émotionnel, j’apprends à lâcher prise, mais  cela reste  parfois, compliqué !
Le temps et la maturité me font relativiser.  La vie et nos projets mettent mon émotivité à rude épreuve.  Néanmoins, je préfère prendre cela, comme un challenge a surmonté !
En définitive, je suis une femme, certes, un peu déjantée, mais loin d’être si torturée…
Je vis juste avec mon IMC… Ma spasticité, mon anxiété et mon émotivité sont des traits ma personnalité !
Aurélie Dechambre 26 Février 2017. Réflexion sur mon IMC, dialogue avec ma spasticité.
Tous droits réservés, ©2017

 

poupée

 

Merci…

Un tout petit mot si simple, qui coule sur la langue et qui se termine par un sifflement.
Un tout petit mot, si simple et pourtant, si difficile à dire…

Aujourd’hui, j’ai envie de dire merci à la vie, pour tout ce qu’elle m’apporte.
Aujourd’hui j’ai envie de dire merci à mon époux de se réveiller tous les matins à mes côtés.
Aujourd’hui, j’ai envie de dire merci à mes proches pour tout l’amour qu’ils me donnent.

Prendre le temps de dire merci fait tout simplement, du bien.
Enfin, je vous le dis, à vous qui croisez mon chemin, qui partagez un peu de ma vie, à travers  mon blog.
Ne gardons plus jamais ce joli mot en nous, partageons-le avec tous ceux qui nous entourent. N’ayons pas peur de le prononcer. La gratitude change tout.

 

©Aurélie Dechambre,le 1er Février 2018.Tous droits réservés.

merci