Sur la route du lâcher-prise

Par un beau matin de juillet 2015, j’ai ENFIN pris la décision de vivre pour moi.

Un réel séisme… Un déclic dans mon existence… Une lumière au bout du tunnel… Cette prise de conscience a été un immense soulagement ! Une véritable bouffée d’oxygène…

Très vite, je prends conscience, que je dois renoncer à vivre dans le contrôle.
Accepter que la vie ne soit pas parfaite mais pleine d’épreuves. Accepter de vivre dans le présent. Je suis à un tournant de mon existence, mon mariage a lieu dans trois mois…
Je commence à me faire à l’idée, que les choses doivent changer ! Cependant, cette profonde remise en question me fait peur. Dans mon cerveau d’IMC ce n’est pas facile de lâcher-prise ! Je décide alors, de laisser passer mon mariage…
Les mois défilent, je vis mon un petit nuage. Et si le bonheur était là, ici et maintenant ?
Si c’était le bon moment de libérer de mes peurs… De lâcher-prise envers, les situations, « toxiques » qui empoisonnent mon quotidien… De nouveaux projets émergent, nous nous lançons dans une procédure d’adoption. Je le sais, cette démarche est longue et intrusive, mon émotivité et mon anxiété vont être mises à rude épreuve ! Tel un boomerang, l’idée de lâcher-prise, me revient comme une évidence.
Il y a quelques années, j’ai déjà essayé la sophrologie, et la méditation, mais sans grand succès, cela a fait l’effet contraire. Aujourd’hui, c’est différent la philosophie du lâcher-prise me parle vraiment. Cependant, une question me trotte dans la tête : Comment puis-je lâcher-prise tout en restant la capitaine de mon âme ? Pour tenter de répondre à cette interrogation, je décide de me documenter sur le sujet…
Ni une ni deux, je file au rayon psychologie de la FNAC d’Orléans. Au bout de quelques minutes, je tombe sur des livres évoquant le lâcher-prise.
J’en feuillette quelques-uns, et après un court moment d’hésitation, j’en achète quatre, accompagnés d’un petit carnet sans prétention.Ce dernier va vite devenir un fidèle compagnon de route, mon petit carnet « Be Happy ».
Sur le chemin du retour, il me tarde de découvrir mes bouquins… Dès la première lecture, je comprends que lâcher-prise ne se décrète pas. Il s’agit d’un travail psychologique sur chacune de nos peurs et de nos émotions. Savoir lâcher prise, c’est savoir se détacher des choses qui n’apportent rien de positif dans la vie. C’est également, cesser de vouloir tout contrôler tout en étant capable d’éviter une situation oppressante. Afin d’y parvenir, je vais devoir successivement prendre conscience, accepter, pardonner, guérir, faire confiance et enfin agir.

La prise de conscience :
Cette étape permet de prendre de la distance avec tout ce qui me fait souffrir. Je prends conscience de mes limites. Sur mon fameux carnet, je fais la liste de toutes ces souffrances. Ensuite, j’identifie les sujets sur lesquels, je peux lâcher-prise. Je comprends alors, que certaines choses m’échappent… Je vis là, ici et maintenant, dans le présent. En prenant conscience de ce qui me fait mal, je commence à me libérer du poids du passé, je quitte ces fausses croyances qui me maintenaient dans une fausse réalité.
Chez moi, cette phase (douloureuse) a duré environ 6 mois. Elle m’a permis de regarder la vérité en face !

L’acceptation :
Sans l’acceptation, il n’y a pas de véritable lâcher-prise… Vouloir lâcher-prise revient à simplement accepter la situation telle qu’elle est. Comme tout le monde, je vis des épreuves difficiles. Je sais maintenant, qu’elles sont inévitables. Le passé est ce qu’il est, personne ne peut accepter MA VIE à ma place. J’accepte ainsi de vivre pour moi et non par rapport à autrui. J’ai besoin des autres pour vivre, mais je ne souhaite plus être une copie conforme.

Le pardon et la guérison :
Le fait de pardonner permet également de lâcher-prise. Il me libère de mes propres chaînes. Pardonner, c’est décider qu’un événement aussi blessant soit-il, n’a plus aucun impact négatif sur mon quotidien. Ainsi, je tourne une page, sans pour autant oublier. Je me pardonne également à moi-même.
Apprendre à se faire confiance :
Petit à petit, je deviens responsable de ma vie. J’accepte de prendre mes responsabilités et retrouve, MA liberté. Pour me faire confiance, je dois me recentrer sur ma vie. Je comprends que ce n’est pas dans le regard et le jugement des autres que je trouverai le bonheur. Il est en moi et je dois en trouver la clé.

Agir :
Je dois à présent apprendre à saisir ma chance.
Vouloir lâcher prise revient à se libérer de ces blocages. C’est admettre que je suis capable de surmonter les challenges. Je peux saisir les opportunités qui se présentent à moi. Pour cela, je redéfinis mes objectifs et mes priorités.
Voilà pour les principales étapes du lâcher-prise.
Je souhaite maintenant revenir un sur une question, qui a mon sens, est cruciale.

Comment lâcher-prise sur une relation, qu’elle soit amoureuse ou d’amitié ?

Cette longue remise en question a engendré un changement dans mon entourage.
J’ai dû travailler très fort pour lâcher-prise en amitié. Certaines relations devenues trop étouffantes s’effritaient avec le temps. Nous prenions des chemins différents…
Cette étape fut longue et je me réfugiais dans le silence. Ce silence n’a pas toujours compris. Qu’importe… J’ai eu du mal à identifier la source du souci. Par contre, une fois que j’ai réellement mis le doigt dessus, le processus de lâcher prise s’est enclenché plutôt rapidement.
Plutôt que souffrir et faire souffrir, j’aie préféré couper les ponts avec certains, prendre de la distance avec d’autres. Même si cela a été une période compliquée, je me sens totalement en paix avec ce choix de vie.
Lâcher-prise en amour :
Lorsque, la peur de perdre l’autre représente une entrave à l’épanouissement du couple, c’est qu’il est temps d’agir.
Il est impératif, de pouvoir parler de ses angoisses avec son conjoint, mais ce n’est pas toujours facile à faire. Parfois, notre passé sentimental nous empêche de lâcher-prise. Il n’y a donc pas de baguette magique. Il faut juste prendre le temps de panser ses blessures, accepter sa vulnérabilité et réapprendre à faire confiance. Le conjoint PARFAIT n’existe pas.
Le lâcher-prise et mon l’infirmité motrice cérébrale :

Mon mari me dit souvent, « fais une pause, mets ton cerveau sur off », plus facile à dire qu’à faire quand on est IMC… Depuis mon plus jeune âge, je suis extrêmement anxieuse. La moindre contrariété prend des proportions énormes. C’est typique de l’Infirmité Motrice Cérébrale. Nous sommes très émotifs et angoissés. Cette caractéristique est souvent mal connue et très mal comprise du grand public.
Avant de commercer ce travail de lâcher-prise, je vivais avec la boule au ventre. Je pensais, que pour rester maître chez moi, je devais tout contrôler à la perfection.
Depuis que j’apprends à lâcher prise, je relative davantage. Je me détache du superflu.
Néanmoins, cela n’est pas simple tous les jours, l’émotivité reprend souvent le dessus.
Au quotidien, les situations avec les auxiliaires de vie restent des situations oppressantes pour moi. Je tente d’y prêter moins d’attention, mais cela demeure difficile. Nos aides à domicile sont très intrusives. Pas simple de les recadrer tout en lâchant prise… Depuis peu, je m’enferme dans ma bulle zen en leur présence. Musique douce dans les oreilles, j’essaye de faire le vide. Je note mes angoisses dans mon petit carnet, et petit à petit la tension redescend. Cette méthode ne fonctionne pas encore à tous les coups, mais globalement elle m’apaise.Ce qui n’est pas fait aujourd’hui le sera demain. Ainsi, j’évite de m’énerver. Je tente de trouver un subtil équilibre. Ce travail de lâcher-prise m’apporte beaucoup. J’aborde notre procédure d’adoption avec une certaine sérénité.
À travers ce texte, je partage une tranche de vie. Le lâcher-prise est un choix personnel. Je n’ai aucunement la prétention d’être un « maître zen ». Cette méthode fonctionne sur moi, mais cela ne sera peut-être pas le cas sur vous. Chacun doit trouver son chemin.  Vivez VOTRE vie et soyez heureux !
Quelques pistes de lecture :

Émotions, mode d’emploi : Christel Petitcollin
Les 50 règles d’or pour ne pas s’énerver : Sophie Dominique Rougier
Les 50 règles d’or pour lâcher prise: Laurence Dujardin
Écrire sa vie, pour mieux la comprendre : André Gervais

©Aurélie Dechambre le 29 mai 2017
Tous droits réservés

 

BEE HAPPY

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