Never forget

11 septembre 2001, c’est date est à jamais inscrite dans les livres d’Histoire .. 20 ans après , nous souvenons tous , ce que nous faisions et où nous étions ce jour là. Lorsque, le scénario d’un film catastrophe devenait une réalité et tournait en boucle sur les chaînes d’infos. Devant nos yeux incrédules et nos cœurs médusés . Plus jamais ça et pourtant… Pensées à ceux qui y ont laissé leur vie, à ceux qui les pleurent à jamais…

©️Aurélie Dechambre

L’amour…

De l’aube au crépuscule, il anime nos désirs et occupe nos rêves. Il demeure vain de le chercher ou de l’attendre. Sans bruit, il s’invite sans prévenir, sans mobile apparent et nous transforme. Tantôt immédiat, tantôt sinueux, construit ou spontané, bref ou de longue durée… Parfois, douloureux, avec patience, il se bâtit et dépasse souvent les maux. Il ne connaît ni les bonnes, ni les mauvaises raisons des unions. Au fil des jours, il émiette des petits bonheurs qui font le ciment des couples heureux. L’amour, le vrai ne s’annonce pas, mais se vit, sans pertes ni profits…Car quand on aime, on ne compte pas, sauf sur l’autre.

©️Aurélie Dechambre

Aux femmes Afghanes

La terreur envahit de nouveau l’Afghanistan,
Le chaos s’y installe insidieusement,
Kaboul, tu cries dans l’angoisse de tes nuits,
Tu t’endors aux mains de ton ennemi.
Qui t’as donc livrée sans combat ?
Aux défenseurs de la Charia.

Cette guerre, ce coup d’État,
Dans tes rues, sonne le glas,
D’une paix bien éphémère,
Et, ton peuple pleure de colère.

Que vont devenir toutes ces femmes ?
Condamnées à se cacher et à verser leurs larmes,
Que vont devenir ces fillettes, ces enfants,
Dont l’insouciance s’éteint si brutalement,
Ont-elles encore le droit de rêver d’avenir,
Alors même, qu’ils leur interdisent de sourire.

Agissons, pour que toutes ces petites âmes,
Perdues au milieu de ce vacarme,
Puissent enfin apercevoir,
Une véritable lueur de paix et d’espoir.

©️Aurélie Dechambre

• Limites•

Il y a quelques mois, une discussion avec mon médecin de rééducation fonctionnelle, m’a fait beaucoup réfléchir. Elle tenait à évoquer ma fatigabilité. Très spontanément, je lui ai dit « Je ne m’autorise pas souvent à dire que je suis fatiguée, mais l’écris parfois ». Elle m’a répondu avec bienveillance ; On se connaît, depuis 20 ans, et je le sais bien, mais à présent, vos deux pathologies engendrent une grande fatigue et c’est important faire le point là-dessus ». En mon for intérieur, j’admettais qu’elle avait raison, Seulement voilà, je n’aime pas beaucoup en parler et au moment où j’allais lui confier que depuis un certain temps je me sentais effectivement épuisée, aucun mot n’est sorti. Un sentiment de trop-plein m’a brusquement envahi. Trop de choses accumulées ces derniers mois,  de galères d’auxiliaire de vie, de douleurs, et surtout trop de rendez-vous médicaux, de journées en hôpital de jour (à 130 km de chez moi). En bref, trop de combats… Une désagréable sensation de ne jamais plus descendre du ring. Mais ce jour-là mon corps contracté, parla pour moi et les larmes se sont mises à couler. Des larmes libératrices, qui m’ont permis de mettre des mots sur mes maux.

Depuis quatre ans, mon combat contre l’endométriose s’ajoute à celui de la paralysie cérébrale. Pour être honnête, je me sens, souvent, incomprise face à cette double peine. Comme, je l’expliquais au médecin, certains jours, j’aimerais être « uniquement » atteinte d’Endométriose, afin d’avoir des moments off, entre deux crises, des jours où la dépendance serait moins lourde, moins omniprésente. Dépendre, toute sa vie, d’une tierce personne pour toutes les tâches du quotidien représente une charge mentale énorme. Charge, que les gens non dépendants ne connaissent pas. Hélas mon handicap ne se limite pas qu’à mon fauteuil roulant…

Au fur et à mesure de cette discussion, j’ai pris conscience, que j’étais deux fois fatigable. Cela fait partie de ce double combat et je dois l’accepter. J’ai le droit d’être à plat, Cela n’est pas grave, cela passera forcément. J’ai, également, réalisé, que, chacun d’entre nous a des limites physiques et émotionnelles. J’ai, tout simplement, j’ai atteint les miennes et ce matin-là, mon corps ne manqua pas de me le rappeler.

©️Aurélie Dechambre

Emotions contradictoires

Il y a des émotions qui s’éveillent au crépuscule,
et d’autres à l’aube…

Il y a des larmes que l’on ne peut retenir,
et des joies que l’on aime partager.

Il y a des doutes que l’on préfère enfouir,
et des peurs que l’on ose dévoiler.

Il y a des souvenirs qui laissent derrière eux des regrets,
et d’autres des étoiles dans les yeux.

Les émotions font partie de la vie,
Ils mettent en valeur ce que nous sommes, ce qui en nous survie.

©️Aurélie Dechambre

Carpe diem

Lâchons prise l’espace d’un instant,
Laissons nos pensées s’évader au gré du vent,
Ne nous soucions plus du temps qui passe,
Afin que s’estompent toutes nos angoisses.

Posons nos lourds fardeaux et contemplons le monde,
Celui de ces nuées mouvantes dans le ciel,
De ces enfants dansant dans la ronde,
Extasions-nous devant la beauté éphémère d’un arc-en-ciel !

À force de courir, on perd un peu sa route,
Celle, du vrai, des bonheurs simples et des saisons,
Une odeur de café, de fleurs coupées ou toutes,
Les senteurs d’hier nous reviennent à foison.

Hélas le temps, de nos êtres chers, nous éloigne !
Il faut capter l’instant le nourrir,
De tant de souvenirs dont les chemins témoignent,
Et ne cessent jamais, de nous offrir.

Carpe diem et lâcher prise,
Sereinement, les mots se poétisent,
Et se récitent au présent,
Là, Ici et maintenant.

©️Aurélie Dechambre



Non à la cyber violence

Mais qu’a-t-elle donc dans la tête
Cette Génération Internet ?
Absorbée par ce monde digital,
Qui empiète sur son espace vital,
Qui trop souvent lui est fatal,
Cette recherche de likes à tout prix,
Peut, brutalement, lui ôter la vie.

Oui parfois, les réseaux sociaux tuent,
A coup de mésententes,
De mots superflus,
Pour certains, la toile devient, un fléau,
Provoquant d’irréparables maux…

Alors, protégeons nos adolescents,
Apprenons-leur d’autres valeurs,
Mettons-les, en garde contre les écrans,
Avant qu’il n’arrive malheur.

©️Aurélie Dechambre

A Alisha (14 ans), Aymen (15 ans), Marjorie (17 ans) et tous les autres.

Le fil de la vie

Sur le fil de la vie,
J’ avance en équilibre,
Le corps parfois fébrile,
Mais le cœur toujours libre.

Sur le fil de la vie,
Lorsque mes nuits se font blanches,
Inlassablement, ma plume s’épanche,
Les mots déferlent telle une avalanche,
Et noircissent cette page blanche.


Sur le fil de la vie,
J’écris sur tout et n’importe quoi,
Mes nombreux combats et toutes mes joies,
Afin de m’apaiser l’esprit.

©Aurélie Dechambre

Une autre réalité…

Le handicap, nous impose une réalité à laquelle nous sommes contraints de soumettre. Nous ne choisissons pas d’être en situation de handicap. Tout comme, les parents ne choisissent pas d’avoir un enfant différent. Cela nous tombe dessus comme un coup de tonnerre ! Pourtant, nous devons l’accepter, y faire face tous les jours, sans broncher. Être fort psychologiquement ça s’apprend.. À travers les épreuves de la vie, on se forge, on s’endurcit…. Nous apprenons aussi, à accepter nos limites. C’est une lutte de chaque instant, ayant pour seule arme, notre volonté d’avancer, de vivre presque comme tout le monde. Ce n’est absolument pas du courage, car nous n’avons pas d’autres choix.

©Aurélie Dechambre

Aux victimes de Mérignac & Avignon

Ces derniers jours, la barbarie a encore frappé,
Nos rues deviennent le théâtre de tant d’atrocités,
Encore, des innocents froidement assassinés,
Encore, des enfants meurtrirent à jamais,
Devant toute cette violence inutile,
Des larmes coulent sur mes cils,
Car ce permis de tuer ne s’arrêtera jamais..
J’ai mal pour notre société…


©Aurélie Dechambre

Hommage à Eric Masson &Chahinez Boutaa