Publié dans Bulles autobiographiques

Très chère amie,

Je me souviens de ce vendredi 19 mai 2017, en fin de matinée le téléphone sonna…

À l’autre bout du fil mon père m’annonça, que tu venais de prendre ton envol. Emportant avec toi, plus de trente ans d’amitié.
Ce soir, j’ai du mal à parler de toi au passé… J’ai du mal à t’écrire. L’émotion m’envahit, je préfère me remémorer nos bons moments. Ils sont si nombreux…Ton sourire et ton regard, restent gravés dans ma mémoire, et jamais je ne t’oublierai.

J’ai une pensée très émue pour ta famille, en particulier pour ta maman, avec qui tu avais une si belle relation…
Continue à reposer en paix.
Par la prière, nous demeurons unies pour l’Éternité.

© Aurélie Dechambre, le 19 mai 2018 – Tous droits réservés.

Publié dans Bulles autobiographiques

Mais au final, pourquoi j’écris ?

Je me demande souvent, ce qui me pousse à écrire. Quelle est finalement ma relation à l’écriture ?
Voici quelques éléments de réponse : tout d’abord, j’écris parce que cela me fait du bien. Je compose depuis l’enfance, même si je ne le fais pas toujours avec la même assiduité.
Depuis toutes ces années, j’en ai rempli des petits carnets de notes… Des dizaines de poèmes, de lettres, de textes autobiographiques, soigneusement rangés dans une boîte à secret… J’envisageais de publier un roman, mais au final je crois que ce n’est pas mon style. Je ne cherche pas à devenir écrivaine.
J’éprouve simplement l’envie de partager des tranches de vie. Un peu comme un photographe qui avec ses clichés va saisir l’éphémère. L’actualité, la vie, le bonheur, la philosophie zen sont des sujets qui m’inspirent beaucoup.

J’écris sur ce qui me touche, et me fait grandir. Je laisse glisser ma plume, au gré de mes envies, et de mes émotions. J’écris pour me souvenir, pour ne pas oublier. J’écris aussi, sur mes zones d’ombre, mon handicap et mon endométriose; je me livre parfois sans avoir l’assurance d’être comprise.

Le plaisir d’échanger avec vous, chers lecteurs, est bien réel même si je le reconnais, l’exercice est difficile. Je m’interroge souvent sur le manque de retour.
Cependant, je tiens à vous remercier pour votre fidélité. Vous êtes, de plus en plus nombreux, à me lire, à me suivre sur les réseaux sociaux et je m’en réjouis.

En 2018, je continuerais d’écrire, c’est ma bulle d’oxygène à moi, ce qui me permet de voir la vie différemment et de positiver. Écrire est aussi manière de réagir à l’actualité et de participer à la vie de notre société.

©Aurélie Dechambre,le 03 février 2018.

ecriture
Publié dans Bulles autobiographiques

Très chère endométriose,

Je parle souvent de toi avec humour et autodérision. Mais ce soir, je t’écris parce que j’ai peur… Peur de voir à quel point tu peux me rendre malade, et fatigable. Peur de voir l’impact que tu as sur ma vie.

Lors de ma dernière consultation, ma gynécologue m’a confirmé ton nom : « Endométriose profonde, elle m’a également montré quelques photos de toi… J’ai alors, réalisé que tu te propageais à une vitesse folle. Quand vas-tu t’arrêter ? Tu tisses une jolie toile d’araignée à l’intérieur de mon ventre. Tu es là bien au chaud… Et moi, je lutte contre cette douleur…

Cependant, je n’éprouve pas de rancœur à ton égard. Je le sais, tu ne m’as pas choisi. Me révolter contre toi ne me servirait à rien. Si ce n’est qu’à augmenter mon stress et mes douleurs. Tu fais maintenant partie de moi et je dois apprendre à cohabiter avec toi.

Par contre, je suis en colère contre la réaction de certains médecins : en effet, la médecine fonctionne par catégorie. Chaque spécialiste s’occupe de sa partie, sans traiter le problème dans sa globalité. Et surtout, je suis en colère contre cette sécurité sociale qui ne veut pas te reconnaître à 100 %. Mon handicap moteur l’est déjà, il ne faudrait pas abuser… Tu es encore une maladie peu reconnue et mal remboursée.

Pour terminer, cette lettre, je tiens à te remercier. Grâce à toi, j’apprends la patience et à lâcher le superflu. Je vis là ici et maintenant, je savoure les bons moments. Car aussi chaotique qu’elle puisse être, la vie me réserve encore de très belles choses.

©Aurélie Dechambre, 16 janvier 2018.

Tous droits réservés.

Publié dans Bulles autobiographiques

Toi,mon amie d’enfance

Il y a six mois, tu prenais ton envol… Tu déployais tes ailes pour rejoindre le paradis. Je sais, que tu y sens bien. Six mois déjà, et, pourtant, tu es toujours si présente. Tu as une place de choix dans mes souvenirs, dans mes prières.
J’aime me rappeler, de nos bons moments : je me souviens entre autres, de nos séances de kiné, de nos colos et de ce réveillon de 2007… Tous ces nombreux moments, nous ont permis de construire une très belle amitié qui ne s’éteindra jamais. Repose en paix.

©Aurélie Dechambre, le 19 décembre 2017.

paradis
Publié dans Bulles autobiographiques

37 ans d’amour…

Maman,
Il y a 37 ans, tu m’as offert le plus beau des cadeaux, la vie. Mère Teresa disait « La vie est un défi, relève-le. Ce défi, nous l’avons relevé ensemble. Certes, les choses n’ont pas toujours été faciles. Mais avec papa à nos côtés, nous n’avons jamais renoncé. Tant d’épreuves traversées, avec beaucoup d’amour et de complicités.
Tu m’as appris la persévérance, la tolérance et le partage. Tu m’as également transmis cette foi, qui me fait avancer. Toutes ces valeurs m’ont permis de devenir la femme, que je suis aujourd’hui, et par ces quelques lignes, je t’en remercie.

©Aurélie Dechambre, le 14 Décembre  2017.

MAMAN
Publié dans Bulles "pensées du jour", Bulles autobiographiques

Hello Décembre

Les températures dégringolent, la neige a fait une discrète apparition puis s’en est allée. Pas de doute, décembre est bien là. Les décorations ont pris vie dans les villes, les magasins, les maisons. La féerie de Noël est partout. Avec elle, ses traditions et ses moments de détente.
Toutefois, je trouve que certaines traditions se perdent. La société de consommation transforme l’esprit de Noël. Pour beaucoup, la chasse aux meilleurs cadeaux est ouverte. Certes, je vous le concède, recevoir un présent fait toujours plaisir.
Mais pour ma part, Noël est avant tout, une fête religieuse que j’aime vivre en famille.
En ce temps de l’avent, j’ai une pensée particulière, pour les personnes isolées, démunies, endeuillées… Pour elles, cette période demeure très difficile. Malheureusement, je ne peux changer leur destin. Par contre, avec une parole bienveillante et chaleureuse, je peux adoucir leur quotidien. N’est-ce pas-là le véritable esprit de Noël ?

Je vous souhaite de passer un joli mois de décembre. Qu’il vous apporte le plein d’amour et de paix.
©Aurélie De Chambre, le 3 décembre 2017.

hello decembre
Publié dans Bulles autobiographiques

Mes péripéties d’endogirl à roulettes : Chapitre 2

Le 15 novembre 2017, ma petite saloperie et moi avions rendez-vous. Un tête-à-tête au bloc opératoire… Une date que je n’oublierai pas… Déterminée à gagner cette première manche, j’attendais ce jour avec une certaine impatience.

Mais, à mon réveil, j’ai pris conscience, qu’il faudrait beaucoup de temps, sans doute, d’autres interventions et un traitement à vie, pour parvenir à stabiliser cette endométriose. Après une très courte hospitalisation, digne d’un épisode de Grey’s Anatomy… Je suis de retour chez moi. Une période postopératoire assez compliquée, douloureuse, et fatigante.

L’endométriose est une maladie chronique complexe, il faut apprendre à vivre avec ses aléas. Pour le moment, je dois laisser le temps, faire son œuvre. Cela n’est pas toujours simple, mais j’ai confiance en la Vie.

N’en déplaise à certaines personnes, je continuerai à raconter sur ce blog, »mes histoires de nanas ». Non pas par manque de pudeur, mais parce que, j’en éprouve le besoin. Comme beaucoup de femmes atteintes de cette maladie, je brise enfin le silence.

Pour conclure, je tiens à remercier, mon mari, ma famille, mes amies pour leur précieux soutien.

©Aurélie Dechambre, le 26 Novembre 2017

Publié dans Bulles autobiographiques

À mon amie

Perdre un être cher et comprendre que, malgré la tristesse infinie de la mort d’une amie d’enfance, une amie du premier cercle, le monde ne s’arrête pas de tourner sans elle.
Depuis ton départ, je te parle presque tous les soirs. Tu n’es plus là et pourtant, tu m’envoies les signes de ta présence.

Au paradis, tu viens de commencer ta nouvelle Vie. Je sais que tu y es bien, sereine et apaisée. Pour ma part, je suis là, ici et maintenant. J’apprends à vivre avec nos souvenirs. Des images gravées à jamais.
Ta disparition m’a vraiment bouleversée, mais elle ne change rien à notre amitié.

Par la prière, nous demeurons unies pour l’Éternité.
©Aurélie Dechambre, le 19 septembre 2017.

ETERNITE
Publié dans Bulles autobiographiques

Chronique d’une Endogirl à roulettes 

À l’instar de Bridget Jaunes, je décide d’écrire moi-même, mon journal : «Le journal de mes péripéties « d’endogirl » à roulettes ».

Dans cette première chronique, je vais vous parler de cette saloperie qui mon ronge :l’ Endométriose. Non, non, ne faites pas cette tête ! Je ne veux surtout pas tomber dans le pathos. Cette maladie touche une femme sur dix. Je suis donc, dans la norme !

Autant, vous le dire tout de suite, l’humour et l’autodérision, sont mes armes !

Mais qu’est-ce que l’endométriose ?

Il s’agit d’une maladie chronique, qui se caractérise par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine. Ce tissu provoque des lésions, des adhérences, des kystes dans différents organes. En effet, elle s’étend souvent aux appareils urinaires, digestifs, et plus rarement pulmonaires. L’endométriose n’est pas mortelle, mais elle ne se guérit jamais totalement. On appelle « Endogirl »une femme atteinte d’endométriose.(Je vous le concède ce nom est assez  moche),

Sans le savoir, cette « petite saloperie » et moi cohabitions depuis des années.

En effet, depuis l’adolescence, je ressens de fortes douleurs abdominales, lombaires, accompagnées de gênes digestives, et de cycles menstruels interminables ! Un vrai régal  Les médecins me disaient que c’était normal… Selon eux, mes douleurs étaient liées à mon infirmité motrice cérébrale.

Les années passent, j’apprends à vivre avec ma douleur.

Cependant, depuis trois ans les crises s’intensifiaient. Lassée du manque de réponse, je décide d’aller voir un spécialiste. Le rendez-vous est pris pour le 31 mai 2017.

Au vu de mes symptômes, le médecin prononce  assez vite, le terme d’endométriose…  Le 12 juin, Les examens le confirmeront.

Je prends la nouvelle avec soulagement. Si, si, vraiment ! Après des années de souffrance, je connais, enfin l’origine de ma douleur et je suis prise en charge. Ma maladie est bien réelle, elle n’est pas dans ma tête !Néanmoins, je prends conscience qu’il s’agit d’une vraie saloperie au quotidien.

Très vite, je suis forcée d’admettre, que mon infirmité motrice cérébrale complique les choses. Certains examens médicaux demeurent sportifs ! D’autres doivent être pratiqués sous anesthésie. Le diagnostic est plus long à poser. À présent, J’attends avec impatience de me faire opérer. Cela n’est pas toujours simple à vivre.

Toutefois, je reste ferme, sur le fait que l’endométriose ne m’empêchera pas de réaliser mes rêves. C’est pourquoi je ne lui déclare pas la guerre. J’apprends à cohabiter avec elle. J’essaie d’avancer en me focalisant sur les points positifs de ma vie. Me plaire, crier ma colère, ne sert à rien. Je préfère garder mon énergie, afin de trouver des solutions naturelles pour vivre mieux :

La méditation, le lâcher-prise m’aide à diminuer les crises. En parallèle, je vais essayer l’acuponcture, cela semble efficace dans le traitement de la douleur.

Le fait, d’en parler librement, me permet de mieux comprendre, ce dont je souffre. Cela ne rend pas les crises, moins douloureuses, mais je ne suis plus dans le flou.

En définitive, l’endométriose n’est pas une maladie honteuse, il ne faut ni la cacher ni la taire.

Cette petite saloperie me rend plus combative, car malgré la douleur et la fatigue très intense, je suis encore « debout » enfin sur mes roulettes ! Bien déterminée à transformer cette situation en force. La vie a tellement de belles choses à m’offrir.

©Aurelie Dechambre le 28 Août 2017

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endo
Publié dans Bulles autobiographiques

Le chemin de ton adoption.

Il y a 3 ans, nous nous lancions dans le projet de notre vie.
Pour beaucoup, il s’agissait d’un projet un peu fou. Qu’importe, il fallait le tenter !
Nous n’imaginions pas, à quel point, ce dernier allait nous faire grandir.

Il y a 3 ans, nous entamions la traversée, d’un très long chemin.
Très vite, nous choisissons de l’aborder avec prudence, virage après virage.
L’arrivée reste encore bien loin. La patience et la confiance sont nos meilleures alliées.
Notre route, est riche en rencontres. Chaque échange suscite une émotion particulière.

Un jour, ce sentier nous conduira, peut-être, jusqu’à toi. Toi cet enfant, que nous ne connaissons pas encore.
Nous t’expliquerons, alors, tout le chemin parcouru jusqu’à ton adoption.

Pour toi, nous multiplions les démarches,  même si certaines nous demandent de puiser au plus profond de nous.

Nous ne connaissons pas l’avenir, mais si toutefois, nous devions changer de chemin.
Nous ne regretterons jamais, d’avoir tant donné.

©Aurélie Dechambre texte mis à jour le 27 /07/2019.
tranche de vie