Court métrage : « Toi Mon Endo »


 » Toi Mon Endo », est un court métrage disponible sur les réseaux sociaux, à partir d’aujourd’hui.
Il a été réalisé par Laetitia Laignel (auteure du blog « Les chroniques endo »)  et coproduit par plusieurs associations de lutte contre Endométriose, dont l’Association Endomind ( dont je fais partie,et qui me tient à cœur).
« Toi Mon Endo »met en lumière l’Endométriose, de façon réaliste.

Je vous invite à le regarder, pour mieux comprendre la maladie et notamment son impact sur la vie sociale.
Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir de le voir en avant- première😉.
Il m’a profondément touché ❤ … Je compte sur vous pour le partager.
Bon film à toutes et tous! ((Chaîne YouTube de l’association Endomind France)
©Aurelie Dechambre. 




Mars jaune:Mobilisons-nous

Mars est le mois de sensibilisation à l’endométriose.
Du 4 au 10 mars se déroule la 15ème semaine Européenne de prévention et d’information sur l’endométriose…
Le 30 mars aura lieu la 6e édition de «L’endomarch», (Marche Mondiale pour l’endométriose).


Mobilisons-nous ! Continuons à faire sortir cette maladie de l’ombre. Dans le monde, une femme sur 10 est concernée… Elle peut toucher ta femme, ta sœur, ta fille, ta nièce, une voisine, une amie…
Cette maladie chronique est très douloureuse, épuisante, invisible et surtout incurable . Une véritable saleté au quotidien!


Alors si toi aussi, tu as mal pendant tes règles, ce n’est pas normal ! Si tes rapports sexuels sont douloureux, ce n’est pas normal non plus ! Consulte sans plus tarder un médecin, demande des examens. N’ attends pas qu’il soit trop tard ! l’endométriose se propage à une vitesse folle et peut atteindre plusieurs de tes organes. Elle risque de bouleverser ta vie de femme, de couple… Ce n’est pas une maladie à prendre à la légère…


©Aurélie Dechambre le 03. 03.2019

Parce que l’ endométriose…

Je reprends ma plume  mais cette fois-ci , je le fais sans humour ni autodérision.

Par ce que l’endométriose   n’est pas qu’un simple mal de ventre. 

Parce que l’endométriose est une maladie chronique épuisante qui entraîne des problèmes hormonaux et des douleurs au quotidien.

Parce que l’endométriose, provoque fréquemment, des troubles digestifs, des infections  urinaires, et des saignements importants.

Parce que l’endométriose  est également  une maladie de couple.Face à la douleur, le conjoint se sent souvent impuissant.

Du fait de mon handicap moteur, vivre avec une endométriose c’est souvent, enchaîner les nuits blanches. En effet,  je ne peux  me lever seule, afin de calmer la douleur.

Dans mon cas, vivre avec une endométriose, c’est également  devoir expliquer sans cesse la maladie à mes aides à domicile… 

Beaucoup de personnes, ne s’imaginent pas combien cette maladie complique mon quotidien. Ma plus grande crainte, est  que l’endométriose me vole l’autonomie que j’ai mise si longtemps à acquérir.

Malgré tout,  elle m’apprend à relativiser, à voir la vie autrement. Certaines femmes sont  bien plus atteintes plus que moi. J’ai appris à faire  de cette maladie une force, et comme je dis toujours me  révolter ne sert à rien.

J’ai eu la chance, de rejoindre l’association Endomind en septembre dernier, cela me permet d’aider les autres, et de faire de belles rencontres.

©Aurélie Dechambre, le 22 décembre 2018

photo prise sur le net

Chronique d’une Endogirl à roulettes:chapitre 3

Voici un an, que je connais ton nom : Endométriose rectale avec atteintes digestives  profondes.

Un an, que le diagnostic est tombé et que l’on me prend (enfin) au sérieux ! À cette époque, je ne réalisais pas encore, que j’allais entreprendre un long et difficile parcours…

Un an, que tu as bouleversé ma vie, notre vie.

Un an, que notre quotidien n’est plus tout à fait, le même.

Un an, que tu m’apprends à relativiser, à faire des choix.

Un an, que tu m’enseignes aussi la patience. Car il en faut du temps, pour trouver le bon traitement et parvenir à te rendre moins agressive.

Certaines personnes ne le comprennent pas, elles pensent qu’avec un seul médicament, tu vas me laisser tranquille. La réalité est toute autre… Car comme beaucoup de maladies chroniques, tu fatigues énormément, tu es très douloureuse et ne te guéris pas totalement. À force de traitements, tu parviens juste chez certaines femmes, à te mettre en sommeil.

Ces mêmes personnes me disent souvent « ta santé est devenue ta priorité ». Cette phrase commence très sérieusement à m’énerver ! J’ai envie de leur répondre que non… Je fais simplement face à la maladie, JE N’AI PAS D’AUTRE CHOIX.

Vivre avec une maladie chronique c’est tout d’abord l’accepter… Accepter, d’être en forme un jour, et fatiguée le lendemain. Accepter les rendez-vous médicaux à intervalle régulier. C’est aussi savoir profiter de l’instant présent, des petits plaisirs de la vie. Essayer de prendre les choses comme elles viennent.

Durant cette  année, j’ai rencontré des femmes formidables, d’autres malades. Je me suis également investie dans une nouvelle association.

Ensemble, nous militons pour que tu sois davantage reconnue. Par ailleurs , je compte bien partager mon expérience et aider d’autres femmes handicapées atteintes d’endométriose.

Je suis convaincue que nous sommes nombreuses… J’aimerais tant que mon parcours puisse servir à d’autres.

En définitive, depuis un an, j’ai fait de toi, mon nouveau combat… Un combat que je mène avec le précieux soutien de mon mari et de ma famille.

Merci à eux !

Merci à vous de m’avoir lu.

© Aurélie Dechambre, le 12 juin 2018.

Tous droits réservés.

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Brisons le silence

Mon corps est souvent envahi par la douleur.
Parfois, je me laisse submerger par mes peurs.
Comment vivre avec cette maladie ?
Certains soirs, j’ai l’impression que mon ventre devient mon pire ennemi.

Un quotidien qu’il faut réadapter.
Des traitements, pour essayer de te stabiliser.
Toi l’endométriose, tu es une saloperie trop souvent ignorée.
Douleurs chroniques, désagréments intimes, grande fatigabilité, stérilité.

Dans mon corps, tu squattes à jamais.
Certains jours sont difficiles, mais ensemble nous devons cohabiter.
Alors, j’ai appris à t’accepter. De la vie, je veux profiter.

J’écris pour sensibiliser et informer.
Par l’endométriose, une femme sur dix est concernée.
Brisons le tabou et n’ayons pas honte d’en parler.

©Aurelie Dechambre le 13 avril 2018
Tous droits réservés.

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Très chère endométriose,

Je parle souvent de toi avec humour et autodérision. Mais ce soir, je t’écris parce que j’ai peur… Peur de voir à quel point tu peux me rendre malade, et fatigable. Peur de voir l’impact que tu as sur ma vie.

Lors de ma dernière consultation, ma gynécologue m’a confirmé ton nom : « Endométriose rectale avec atteintes digestives profondes, elle m’a également montré quelques photos de toi… J’ai alors, réalisé que tu te propageais à une vitesse folle. Quand vas-tu t’arrêter ? Tu tisses une jolie toile d’araignée à l’intérieur de mon ventre. Tu es là bien au chaud… Et moi, je lutte contre cette douleur…

Cependant, je n’éprouve pas de rancœur à ton égard. Je le sais, tu ne m’as pas choisi. Me révolter contre toi ne me servirait à rien. Si ce n’est qu’à augmenter mon stress et mes douleurs. Tu fais maintenant partie de moi et je dois apprendre à cohabiter avec toi.

Par contre, je suis en colère contre la réaction de certains médecins : en effet, la médecine fonctionne par catégorie. Chaque spécialiste s’occupe de sa partie, sans traiter le problème dans sa globalité. Et surtout, je suis en colère contre cette sécurité sociale qui ne veut pas te reconnaître à 100 %. Mon handicap moteur l’est déjà, il ne faudrait pas abuser… Tu es encore une maladie peu reconnue et mal remboursée.

Pour terminer, cette lettre, je tiens à te remercier. Grâce à toi, j’apprends la patience et à lâcher le superflu. Je vis là ici et maintenant, je savoure les bons moments. Car aussi chaotique qu’elle puisse être, la vie me réserve encore de très belles choses.

©Aurélie Dechambre, 16 janvier 2018.

Tous droits réservés.

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