Un ciel sans nuages

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Il y a 3 ans, tu t’envolais, vers un ciel sans nuages
Emportant avec toi, plus de trente ans d’amitié,
Avec ces quelques mots, je viens te rendre hommage,
Ton regard si expressif, reste à jamais gravé,
Toi, ma petite sœur de cœur, je ne peux que saluer ton courage.

Le jour viendra où l’on se retrouvera,
Pour le moment, mes baisers s’élèvent vers l’au-delà,
J’espère que, tu les reconnaîtras.

Si, sur la route de l’Éternité, tu croises Michel Le Métayer,
Dis-lui combien, sa disparition m’a bouleversée,
Lui non plus, je ne peux et ne veux l’oublier.

Vous voilà, à présent réunis, sous un ciel sans nuages,
Regardez de temps à autre vers le bas,
Chaque soir, avant de m’endormir,
Mon cœur vous fait signe.

©Aurélie Dechambre, mai 2020.

La poésie à l’heure du confinement

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Laisser une trace de ce printemps si différent,
Oublier le temps,
L’espace d’un instant.
S’inviter dans autre univers,
S’isoler dans une bulle éphémère,
La poésie ouvre son âme,
Elle délivre par ses mots ses états d’âme,
Ses pensées les plus vraies,
Les plus intimes et les plus sages.
Elle invite à la lire,
L’esprit paisible, le cœur libre.
Elle atténue les incertitudes à venir.

© Aurélie Dechambre,

Bas les masques…

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Ils avaient dit quinze jours, puis un mois, maintenant,c’est deux, peut être trois.
On sait qu’ils nous baladent, mais a-t-on, vraiment, le choix d’une telle « confinade » ?
On prend notre mal en patience,
On réalise que la vie est une chance,
On pleure Manu Dibango, c’est si cruel de manquer d’air pour un saxo !
On pleure aussi Christophe et ses matins « blasonnes ».
On dessine, on bouquine,
On se découvre une passion pour la cuisine,
On se surprend à rêver d’une virée shopping entre copines.
On s’active sur les réseaux, on invente l’apéro connecté,
On écrit comme pour laisser une trace de nos vies confinées,
On s’étonne qu’un Corona ne nous ait pas encore chopés,
On se désole devant tant de décès,
On se console devant, un tel élan de solidarité,
À 20 heures, on applaudit, un peu coupables d’être « nantis »
On craint pour notre économie,
On pense soudainement, à préserver l’écologie,
On se dit prêts, à changer nos modes de vie,
On se persuade, qu’on vivra mieux demain,
Que refaire le monde ça serait bien,
Adieu le gel, que l’on ne trouvera pas !
À bas les masques, quand on pourra !
Gardons espoir, un jour ou l’autre, le virus reculera,
Notre liberté on la retrouvera.

© Aurélie Dechambre,

Illustration C215.

 

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Bulle apaisante…

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L’écriture permet de s’exprimer librement,
S’octroyer une pause hors du temps,
S’isoler dans notre bulle en cette période de confinement
Écrire techniquement, nos impressions,notre ressentiment,
Laisser une trace à nos enfants.
L’écriture c’est l’histoire d’une rencontre,
C’est toi, c’est moi, c’est l’autre.
Un espace de parole et d’émotion,
Noble moyen d’expression
Qui laisse à autrui sa liberté,
Le Pouvoir de ralentir sa pensée,
Au rythme du stylo sur le papier.
C’est donner du répit à son esprit
En vers libres ou en alexandrins,
Instant de partage subtil et serein.

© Aurélie Dechambre

Funambule du temps

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S’arrêter même un court instant,
Essayer de capturer le présent,
Garder l’équilibre sur le fil du temps,
Tel un funambule jouant avec mes sentiments.

Je me pensais invincible,
Il y a encore une minute seulement,
Puis, soudain la course contre la montre reprend,
Le temps fille et mes tourments défilent.

Au milieu de ce brouhaha incessant,
Mon esprit s’évade furtivement,
Tandis,que mon corps lui, cherche toujours l’apaisement.

©Aurélie Dechambre le 3/11/2019.

Ode à la douleur

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Je te sens, chère douleur,
Bien installée,dans mon corps affaibli,
Laisse-moi, je t’en supplie
Mon corps pleure, mon ventre crie,
Sois discrète et polie,
Rendors-toi, ma jolie,
Je te sais là,
Toujours, à l’affût, de ma vie,
Omniprésente, je t’écris une nuit d’insomnie,
Je te sais là, ma pire ennemie,
Bien cachée, comme un trésor,
Toujours prête, à éclore.

©Aurélie Dechambre le 11.04.2019

Nous ne vous oublions pas

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Il y a trois ans, j’écrivais ce texte …

Ce soir ,  nous ne devons  pas oublier.

« Terrassée par l’horreur…
Il ne reste que les pleurs et la douleur…
Tuer pour une sortie ?
Attentats à la Liberté, attentats à la vie, attentats horreur…
Je pense à ceux qui sont tombés sous les balles, aux victimes de cet acte lâche et imbécile…
Je pense également à toi qui as ouvert ta porte et secouru ton frère humain, toi qui vis dans l’angoisse d’avoir un proche à l’hôpital, ou disparu…
Je pense fort aussi à toi qui es trop loin et que je voudrais pouvoir prendre dans mes bras…
Écrire pour ne jamais oublier…
Écrire pour ne pas céder à la peur, notre pays pleure…
Jeunesse qui ne demandait qu’à vivre…
Ce monde devient bateau ivre.
Attentats à la Liberté, attentats à la vie, attentats horreur… »
©Aurélie Dechambre le  13 novembre 2015 en hommage aux victimes des attentats de Paris)
Extrait du recueil Ose croire en tes rêves.

coueur

Et pourtant

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Cinq passants inconscients,
Juste là au mauvais moment.
Loin d’imaginer que leur soirée finirait dans ce bain de sang.
Et pourtant…
Paris a été une nouvelle fois, la cible de cet acte dément.
L’homme abattu n’avait pas trente ans.
Et pourtant…
Cet acte ne doit pas être banalisé.
La guerre contre le terrorisme ne s’arrêtera jamais…

© Aurélie Dechambre,
(Hommage aux victimes de  l’attaque terroriste de Paris le 13 mai 2018.)

Brisons le silence

Mon corps est souvent envahi par la douleur.
Parfois, je me laisse submerger par mes peurs.
Comment vivre avec cette maladie ?
Certains soirs, j’ai l’impression que mon ventre devient mon pire ennemi.

Un quotidien qu’il faut réadapter.
Des traitements, pour essayer de te stabiliser.
Toi l’endométriose, tu es une saloperie trop souvent ignorée.
Douleurs chroniques, désagréments intimes, grande fatigabilité, stérilité.

Dans mon corps, tu squattes à jamais.
Certains jours sont difficiles, mais ensemble nous devons cohabiter.
Alors, j’ai appris à t’accepter. De la vie, je veux profiter.

J’écris pour sensibiliser et informer.
Par l’endométriose, une femme sur dix est concernée.
Brisons le tabou et n’ayons pas honte d’en parler.

©Aurelie Dechambre le 13 avril 2018
Tous droits réservés.

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