Textes sur l'actualité

Aux victimes de Mérignac & Avignon

Ces derniers jours, la barbarie a encore frappé,
Nos rues deviennent le théâtre de tant d’atrocités,
Encore, des innocents froidement assassinés,
Encore, des enfants meurtrirent à jamais,
Devant toute cette violence inutile,
Des larmes coulent sur mes cils,
Car ce permis de tuer ne s’arrêtera jamais..
J’ai mal pour notre société…


©Aurélie Dechambre

Hommage à Eric Masson &Chahinez Boutaa

Pensées du jour

🔷Création du collectif Les Revhandic’s du domicile.🔷

Ce projet se trouvait dans un coin de ma tête, depuis un moment…

Avec un petit groupe de personnes, nous sommes passés à l’action…

J’ai le plaisir de vous annoncer la création du collectif, Les Revhandic’s du domicile.

Ce collectif, composé, de personnes en situation de handicap vivant à domicile et dépendantes au quotidien, a pour objectif d’alerter les pouvoirs publics sur la problématique de l’aide à domicile . Je remercie les personnes, qui me suivent dans cette belle aventure,et qui ont acceptés de donner de leur temps.😉😘.

⚠ Nous recherchons des gens motivés pour nous aider.

Si Vous souhaitez vous impliquer dans notre collectif, contactez-nous par mail ➡collectif.revhandics@gmail.com

sur notre groupe FB➡ : https://www.facebook.com/groups/188131326471740 A VOS PARTAGES

©️ Aurélie DECHAMBRE.

Pensées du jour, Textes autobiographiques

J’écris ma différence à l’encre indélébile

Je me demande, parfois, ce que ma vie serait devenue sans l’écriture…

Depuis l’enfance, l’écriture est mon refuge .Elle me permet de me ressourcer dans une bulle apaisante. Une bulle d’émotion, dans laquelle, je m’exprime librement, sans masques et sans filtre. Au fil des mots, je couche sur papier, tout ce qui m’apaise ou me bouleverse. Je me laisse porter par la page blanche, au gré de mes envies, de mes inspirations.

Alors que, mon corps est entravé sur mon fauteuil roulant, ma plume ,elle est libre. Cette amie discrète, me permet de voyager, de rêver, de m’évader. Cependant lorsque, le handicap devient trop lourd, j’utilise aussi les mots pour exorciser les maux. J’écris, quand je ne parviens pas à parler, à crier ou même à pleurer. J’écris car je ne peux pas marcher.

Je cris/j’écris ma différence, à l’encre indélébile, mais également, la beauté de la Vie.

©Aurélie Dechambre

Mes poésies

Joyeuses Pâques

Fêtes de Pâques, fête de l’Esperance ,
Jour de joie, jour de lumière.
Où tous les chrétiens de la terre,
S’unissent en une seule prière,
La plénitude de leur Foi,
Allège leur chemin de croix .
Et donne sens à leur vie.
Jour de fête , jour béni.

Notre monde a tant besoin d’amour,
Notre société a soif de bienveillance,
En ce jour , de fête semons sur notre parcours,
Des petites graines de partage et de tolérance.

©Aurélie Dechambre

Mes poésies

Petite poupée désarticulée

Je suis une petite marionnette,
Disloquée, par le temps et les années,
Emmêlés dans mes cordelettes,
Mes membres peinent à fonctionner.

Je suis une poupée épuisée,
Au corps bien déformé,
Mes articulations sont si rouillées,
Qu’elles vont finir par se briser.

Je suis une marionnette handicapée,
À la raideur musculaire exacerbée,
Une poupée désarticulée,
Qui n’a jamais pu marcher,
Mais qui malgré ses deux pathologies,
Ne cesse jamais de croire en la vie.

©Aurélie Dechambre

Non classé

A toutes les femmes

A toutes les femmes d’ici ou d’ailleurs, d’hier et de demain..

Les fragiles, les battantes, les mamans et celles qui ne peuvent pas d’enfants. Celles,qui sont en couple, et celles qui sont seules , séparées ou veuves. Celles qui ont fait des études et celles qui n’ont pas eu cette chance. Celles qui bossent, et celles qui ne travaillent pas. Celles qui vivent dans la rue, et celles qui dorment bien au chaud dans un lit. Celles qui ont la santé et celles qui ne l’ont pas. Celles qui laissent couler leur larmes et celles qui les retiennent . Celles qui pensent que tout est possible, et celles qui ont peur. Celles qui sourient pour rien, celles qui ne rient jamais, celles qui rêvent en regardant le ciel, et celles qui sont déjà au ciel.

©Aurélie Dechambre #8mars2021

Textes autobiographiques

Fatiguée d’être forte…

J’ai commencé cet article des dizaines de fois. Je l’ai déplacé, autant de fois, dans la corbeille de mon blog .Par pudeur, sans doute, j’en repoussais la publication. Cependant, une conversation avec une amie, m’a fait beaucoup réfléchir. Ensemble nous évoquions, nos galères d’auxiliaires de vie respectives et combien le caractère répétitif de ces dernières est éreintant. C’est donc de cet épuisement, qu’il sera question dans ce billet. Chaque absence d’intervenante, chaque difficulté, entraine à chaque fois les mêmes conséquences: une fatigue écrasante , le retour des douleurs et surtout des soucis urinaires à répétition. J’ai l’impression d’avoir en permanence, le cerveau occupé, par cette logistique humaine du quotidien. Même si, je n’aime pas le reconnaitre, j’avoue qu’il n’est pas toujours simple de lâcher- prise, de rester positive.

Vous me voyez souvent, comme une femme forte et courageuse, mais ces dernières semaines, je ne supporte plus cette étiquette. Pourquoi? Car,je n’ai jamais cherché à devenir ce genre de personne. En réalité, dès ma naissance, la vie m’a imposé de l’être. Mon handicap m’a fait prendre, très tôt, conscience de mes limites et de ma différence. Mais comme tout le monde, j’ai mes forces et mes faiblesses. Et je dois admettre, que la phase que je traverse ce moment, n’est pas des plus faciles. Je me sens faible et épuisée. Bien évidemment, mes problèmes de santé, et le contexte sanitaire actuel, ne sont pas étrangers à mon état. Heureusement, mon caractère m’aide à avancer, à relativiser et à voir la vie du bon côté. Néanmoins, j’aimerais, m’autoriser une pause. En premier lieu, j’aimerais faire comprendre, à l’ensemble de mes intervenantes, que le manque de conscience professionnelle de certaines ( absentéisme, abandons de poste, à répétition),a un énorme impact sur ma santé . Je leur dis, mais en vain. J’aimerais également, leur expliquer combien mes contractures musculaires me font souffrir, et combien j’en ai assez d’enchainer les soucis de santé, les rdv médicaux .Malheureusement, ce n’est pas si simple ,car seuls mes proches, parviennent à décrypter le langage de mon corps crispé . En 10 ans de vie à domicile , j’ai emmagasiné beaucoup de  frustrations. J’ai appris à devenir une machine à sourire, à dire que je vais bien, même les jours où ce n’est pas le cas dans le but de préserver ma vie privée. Seulement, à tout vouloir porter sur mes épaules, je réalise que je m’épuise .Et même si, mes émotions demeurent bien enfouies, elles ne demandent qu’à s’exprimer. Alors oui, j’en assez d’être identifiée parmi les fortes. J’ai simplement besoin de prendre du temps pour moi et dois apprendre à ne plus m’excuser d’être fatiguée.

©Aurélie Dechambre

Mes poésies

Cinq ans sur la blogosphère

Ce soir, je viens vous dire, sincèrement merci,
Il y a cinq ans, je créais dans « la bulle d’Aurélie »,
Ici, je partage avec vous, la douceur de mes poésies,
Parfois, mes coups de sang aussi,
J’aime me souvenir de toutes ces chances,
Que la vie nous offre, en abondance,
Merci de votre présence,.

Face aux nombreuses montagnes à gravir,
Avec sincérité, je me livre,
L’écriture, m’aide à extérioriser ma douleur,
Celle que je tais, souvent, par bien trop de pudeur.

Je laisse couler les mots,
Pour éloigner les maux,
Ma plume s’épanche sur le papier,
Lorsque, mon handicap devient trop lourd à porter,
Mes émotions, trop fortes à supporter.

©Aurélie Dechambre



Mes poésies

Je rêve d’un monde…

Je rêve d’un monde,
Où cette pandémie ne sèmerait plus la zizanie,
Où nous pourrions revoir nos proches et nos amis,
Pour de nouveau partager les plaisirs simples de la vie.

Je rêve d’un monde,
Aux mille éclats de rire,
Où la haine ne serait qu’un mauvais souvenir,
Où l’amour régnerait en maître,
Où la paix serait la reine de la fête.

Je rêve d’un monde,
Où les cœurs battraient à l’unisson,
Où le soleil brillerait en toute saison,
Où la souffrance n’existerait plus,
Où la tolérance redeviendrait notre unique vertu.

©Aurélie Dechambre