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Un ciel sans nuages

Il y a 3 ans, tu t’envolais, vers un ciel sans nuages
Emportant avec toi, plus de trente ans d’amitié,
Avec ces quelques mots, je viens te rendre hommage,
Ton regard si expressif, reste à jamais gravé,
Toi, ma petite sœur de cœur, je ne peux que saluer ton courage.

Le jour viendra où l’on se retrouvera,
Pour le moment, mes baisers s’élèvent vers l’au-delà,
J’espère que, tu les reconnaîtras.

Si, sur la route de l’Éternité, tu croises Michel Le Métayer,
Dis-lui combien, sa disparition m’a bouleversée,
Lui non plus, je ne peux et ne veux l’oublier.

Vous voilà, à présent réunis, sous un ciel sans nuages,
Regardez de temps à autre vers le bas,
Chaque soir, avant de m’endormir,
Mon cœur vous fait signe.

©Aurélie Dechambre, mai 2020.

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Déconfiner mais comment ?

Voici mon témoignage paru sur le site Yanous.com.N’hésitez pas le a le partager .


Mon mari et moi sommes tous deux en situation de handicap, tous les deux en fauteuil roulant. Nous vivons à domicile dans le Loiret. Depuis 2010, David est gérant d’une entreprise de courtage automobile. Il travaille depuis notre domicile, je le seconde pour les tâches administratives et la communication de la société. En parallèle, je m’investis beaucoup dans le domaine associatif. Avoir une vie sociale me semble primordial et m’apporte une bouffée d’oxygène dans un quotidien souvent pesant.

Tous les jours, nous dépendons de l’aide d’auxiliaires de vie pour la plupart des gestes essentiels du quotidien. Sans le passage, de ces dernières, nous serions tout bonnement bloqués dans notre lit. À l’annonce du confinement, nous n’étions pas particulièrement inquiets à l’idée de ne pas pouvoir sortir de chez nous. Nous nous sentions presque comme tout le monde, confinés au même titre que les personnes valides. Nous n’avions plus besoin de nous adapter à la société, puisque c’est la société elle-même qui devait s’adapter et se réinventer. Le confinement a d’ailleurs amené de nouvelles pratiques, conduit à une certaine forme d’équité. Alors que tout était fermé, une partie du monde est soudain devenue accessible sans effort. En effet, grâce à la mise en ligne d’activités culturelles et de loisirs, nous pouvons enfin aller au cinéma, au musée, sans demander de places spécifiques. De plus, il nous est également plus facile d’assister à des réunions. Là où nous devions nous organiser, réserver notre transport adapté, arriver 30 minutes avant le départ de notre train, décaler nos interventions d’aide à domicile, il nous suffit à présent de nous connecter en visioconférence.


Cependant, dès la première semaine de confinement nous avons pris conscience que ce dernier allait tout de même compliquer notre quotidien. Un matin, un des pneus de mon fauteuil a crevé et mon réparateur habituel n’a pas voulu se déplacer. J’ai perdu une demi-journée à en chercher un qui accepte d’intervenir. Par ailleurs, faire nos courses alimentaires de façon autonome a été compliqué. Nous nous sommes signalés à la cellule de crise de la mairie d’Orléans, mais cette dernière ne nous a jamais rappelé pour connaître nos besoins et prendre de nos nouvelles. Alors nous avons eu recours au système D et organisés avec nos aides à domicile. Nous ne sommes pas sortis, depuis le 17 mars dernier, mais en accueillant plusieurs fois par jour nos intervenantes, nous sommes potentiellement exposés au virus. Parce que les gestes barrières sont bien souvent mal appliqués.
En France, il faut savoir que tout le monde peut devenir assistant(e) de vie : si la formation est vivement conseillée, le diplôme, lui, n’est pas obligatoire. De plus, notre prestataire de services doit aussi gérer les arrêts maladies des salariés. Ces derniers temps, ils sont très nombreux et ne sont pas tous liés au covid-19. Les temps d’intervention au domicile sont donc réduits. Depuis plusieurs semaines, nous sommes passés de deux heures à une heure et quart de présence certains matins. Nous essayons de faire preuve d’indulgence, mais s’habituer sans cesse à de nouvelles personnes est épuisant. Nous pensions que la situation allait s’améliorer à partir du 11 mai, mais aujourd’hui encore, c’est loin d’être le cas. Et selon les dernières annonces gouvernementales, les auxiliaires de vie qui interviennent à domicile n’auront pas le droit à une prime similaire à celle qui sera versée aux personnels des établissements médico-sociaux pour avoir travaillé pendant le confinement. Nous craignons que cela engendre encore plus d’absences. Par ailleurs, il semblerait qu’aucun plan de déconfinement ne soit prévu pour les services de soins à domicile. Cela nous inquiète réellement, car ce secteur était déjà très fragile avant la crise sanitaire et cela risque d’aggraver la situation.

Selon nous, cette pandémie, a fait resurgir des dysfonctionnements latents. Dans notre pays, les politiques publiques sur le handicap ne prennent pas réellement en compte les besoins des personnes. C’est d’ailleurs pour cela que nous abordons la phase de déconfinement avec une certaine appréhension. Nos besoins spécifiques vont-ils être pris en considération dans la mise en place des mesures sanitaires ? Va-t-on pouvoir continuer à faire nos courses en sollicitant, le cas échéant, l’aide des commerçants ? Quelles vont être les nouvelles mesures prises par les services d’assistance de la SNCF ou des aéroports ? Toutes ces questions sans réponses risquent de nous compliquer davantage la vie, et plus largement remettre en cause l’inclusion des personnes en situation de handicap.
(Article original ici)


Aurélie Dechambre, mai 2020.
 
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La poésie à l’heure du confinement

Laisser une trace de ce printemps si différent,
Oublier le temps,
L’espace d’un instant.
S’inviter dans autre univers,
S’isoler dans une bulle éphémère,
La poésie ouvre son âme,
Elle délivre par ses mots ses états d’âme,
Ses pensées les plus vraies,
Les plus intimes et les plus sages.
Elle invite à la lire,
L’esprit paisible, le cœur libre.
Elle atténue les incertitudes à venir.

© Aurélie Dechambre,

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Bas les masques…

 

Ils avaient dit quinze jours, puis un mois, maintenant,c’est deux, peut être trois.
On sait qu’ils nous baladent, mais a-t-on, vraiment, le choix d’une telle « confinade » ?
On prend notre mal en patience,
On réalise que la vie est une chance,
On pleure Manu Dibango, c’est si cruel de manquer d’air pour un saxo !
On pleure aussi Christophe et ses matins « blasonnes ».
On dessine, on bouquine,
On se découvre une passion pour la cuisine,
On se surprend à rêver d’une virée shopping entre copines.
On s’active sur les réseaux, on invente l’apéro connecté,
On écrit comme pour laisser une trace de nos vies confinées,
On s’étonne qu’un Corona ne nous ait pas encore chopés,
On se désole devant tant de décès,
On se console devant, un tel élan de solidarité,
À 20 heures, on applaudit, un peu coupables d’être « nantis »
On craint pour notre économie,
On pense soudainement, à préserver l’écologie,
On se dit prêts, à changer nos modes de vie,
On se persuade, qu’on vivra mieux demain,
Que refaire le monde ça serait bien,
Adieu le gel, que l’on ne trouvera pas !
À bas les masques, quand on pourra !
Gardons espoir, un jour ou l’autre, le virus reculera,
Notre liberté on la retrouvera.

© Aurélie Dechambre,

Illustration C215.

 

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À l’hôpital !

Sais-tu où tu peux réaliser l’importance de la Vie ?
À l’hôpital !
Entre ces murs blancs, tu y apprendras, le sens du mot patient, mais également à relativiser et à ne jamais perdre la foi.
En cette période de crise sanitaire, tu y verras l’ensemble du personnel hospitalier à bout de souffle, mais qui risque sa vie pour sauver la tienne…
Tu y traverseras des moments de doute, de colère, d’angoisse, mais aussi de joie, et d’apaisement.
Tu y croiseras l’Humilité, les vrais amis, et le regard inquiet de tes proches, craignant qu’un médecin leur annonce l’inacceptable.
Tu y trouveras sans doute, une vraie raison de vivre.
Tu y réaliseras, que le temps court et ne pardonne pas. Que la vie précieuse qui ne tient qu’à un fil et que demain n’arrivera peut-être pas.

© Aurélie Dechambre,

Illustration Alireza Pakdel (caricaturiste iranien)
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Confinement et handicap moteur : entre peur et reconnaissance.

Sans les aides à domicile, notre confinement serait encore plus difficile, pour ne pas dire cauchemardesque ! Pour freiner la pandémie de Covid-19, la France a opté pour le confinement. Depuis, en milieu hospitalier comme en ville, l’ensemble des professionnels de santé et du secteur médico-social est mis à rude épreuve. Mon mari et moi sommes tous deux en situation de handicap ; lui non voyant de naissance et paraplégique à la suite d’une erreur médicale, moi, infirme moteur cérébrale de naissance. Au quotidien, nous dépendons de l’aide d’auxiliaires de vie pour la plupart des « gestes essentiels ». Concrètement, nous avons besoin d’une tierce personne pour nous lever, nous doucher, nous habiller et préparer nos repas. Pour être honnête, dans le contexte actuel, nous donnerions n’importe quoi pour pouvoir nous débrouiller seuls. Mais notre handicap ne prend jamais de vacances et nous avons au minimum besoin d’un passage matin et certains soirs. Sans auxiliaires de vie, nous serions tout bonnement bloqués dans notre lit.

Des risques partagés

Nous avons la chance d’avoir un logement bien adapté. Une fois installés dans nos fauteuils roulants, nous sommes relativement autonomes en journée. Grâce à des aides techniques, nous pouvons manger, aller aux toilettes et nous coucher seuls. Certes, la fatigue nous gagne parfois mais nous avons tout de même préféré réduire nos interventions afin de limiter les contacts. De plus, notre service manque de personnel. Les arrêts maladie sont nombreux et les intervenantes présentes commencent à s’épuiser. Dans ces moments-là, la dépendance se fait davantage sentir. Combien de temps allons-nous tenir à ce rythme ? Même si nous ne sortons pas, en accueillant nos auxiliaires à domicile, nous sommes conscients d’être potentiellement exposés au virus. De même, elles prennent aussi un risque en venant nous aider, d’autant plus que certaines n’ont pas d’autre choix que d’emprunter les transports en commun. Bien souvent, elles laissent, à la maison, enfants et conjoint inquiets…

Des auxiliaires de vie négligentes ?

Nos auxiliaires de vie sont très différentes les unes des autres. Certaines font ce métier par conviction et empathie, d’autres uniquement par nécessité. Certaines sont très respectueuses, « éduquées », tandis que d’autres ont tendance à se croire chez elles. Il y a également celles qui respectent les gestes barrières et les autres qui ne semblent pas mesurer la gravité de la situation, malgré les injonctions de leur employeur. Ne réalisent-elles pas qu’elles peuvent rapidement transmettre le virus d’une personne aidée à une autre ? A moins que l’intérêt collectif ne fasse pas partie de leurs préoccupations… Inlassablement, chaque jour, nous essayons de les sensibiliser. Se protéger, c’est protéger les autres, c’est aussi préserver l’hôpital. Avec notre degré de dépendance, si nous étions hospitalisés, gérer notre handicap serait une charge de travail supplémentaire dont les personnels soignants se passeraient bien. Mais, encore une fois, toutes nos intervenantes n’adoptent pas ce comportement, il nous semble important de ne pas généraliser. Malgré les promesses de l’État, l’approvisionnement en matériel de protection (masques, gels hydroalcooliques, gants) reste, pour beaucoup de services, insuffisant et surtout incertain. De notre côté, nous avons un stock personnel mais il est onéreux et surtout limité. Encore un coût supplémentaire lié au handicap, que beaucoup n’ont pas les moyens d’assumer.

Un métier difficile mais humain

Nous avons la chance de bénéficier d’un service de soins très réactif avec une coordinatrice à l’écoute mais ce n’est pas le cas partout. Certaines entreprises n’ont que le mot « rentabilité » à la bouche et oublient qu’elles travaillent dans « l’humain ». Ce type de structures ne valorise absolument pas le personnel, et les abandons de postes y sont nombreux. En outre, les aides à domicile n’ont pas toujours conscience que leur rôle est essentiel pour les personnes dont elles s’occupent. Le métier d’auxiliaire de vie est très physique et difficile (horaires décalés, planning souvent chargé, manutention parfois compliquée, frais de déplacement peu remboursés). Ce secteur d’activité demeure précaire et manque de reconnaissance. Nombreuses sont les intervenantes sans formation. Très souvent, elles apprennent le métier sur le tas et, pour certaines, la barrière de la langue est un réel problème. Elles ne sont que rarement remerciées par les autorités compétentes et leur salaire est peu revalorisé. Tantôt considérées comme soignantes, tantôt comme aides ménagères ou encore « dames de compagnie ». Après neuf ans de vie à domicile, j’avoue ne pas savoir si ces dernières font partie du champ sanitaire ou social. Selon moi, tout le secteur du maintien à domicile est à réformer.

Une protection mutuelle

Depuis le début du confinement, les initiatives solidaires se multiplient… A notre tour ! Dans ce contexte si particulier, soyons reconnaissants envers nos aides à domicile et solidaires entre personnes aidées. Dans la mesure du possible, réduisons nos interventions, afin de permettre à nos aidants de se rendre chez tous ceux qui en ont besoin. En fin de journée, veillons à les laisser partir à l’heure, rejoindre leur famille. Protégeons-les en anticipant nos besoins, prenons soin d’elles afin qu’elles puissent continuer à prendre soin de nous. Tout le monde sera gagnant car une intervenante reposée, moins anxieuse, n’en sera que plus opérationnelle .

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Bulle apaisante…

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L’écriture permet de s’exprimer librement,
S’octroyer une pause hors du temps,
S’isoler dans notre bulle en cette période de confinement
Écrire techniquement, nos impressions,notre ressentiment,
Laisser une trace à nos enfants.
L’écriture c’est l’histoire d’une rencontre,
C’est toi, c’est moi, c’est l’autre.
Un espace de parole et d’émotion,
Noble moyen d’expression
Qui laisse à autrui sa liberté,
Le Pouvoir de ralentir sa pensée,
Au rythme du stylo sur le papier.
C’est donner du répit à son esprit
En vers libres ou en alexandrins,
Instant de partage subtil et serein.

© Aurélie Dechambre

Sauvons des vies, restons chez nous!

Dans la vie, nous ne contrôlons pas,grand chose si ce n’est notre capacité de réaction face à ce qui nous arrive.Tout dépend de notre attitude,de nos paroles et de nos actes.Choisissons-les soigneusement afin de préserver l’essentiel : La vie.

L’heure est grave. Dans la lutte contre le Coronavirus, la France est désormais au stade 3 de l’épidémie.Toute la planète est touchée, il nous est donc impossible d’y échapper.

Cependant, en adoptant les gestes barrières, et une attitude responsable, nous pouvons freiner le taux de contagion du virus.

Dans les semaines à venir, nous devons diviser nos interactions sociales.Si ne nous faisons rien, la progression exponentielle aboutira très rapidement à une saturation des services de santé.Les lits et le matériel sont chers, dans les services de réanimation et nous n’avons pas assez de professionnels de santé, aussi dévoués soient-ils.

Limiter nos déplacements c’est limiter la propagation du virus.
Limiter la propagation c’est limiter la multiplications des cas graves.C’est aussi, évier à nos médecins d’avoir à choisir entre le patient qu’ils soignent et celui qu’ils vont devoir laisser mourir.

Néanmoins,ne cédons pas à la panique, ne surchargeons pas le 15 pour rien, ne diffusons pas de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Sauvons des vies, respectons les consignes, restons chez nous.

Prenons soin de nous,prenons soin des autres…


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Journée Internationale des Droits des femmes

La Journée Internationale des Droits des femmes a lieu tous les ans le 8 mars. Officialisée par les Nations Unies en 1977, puis en France depuis 1982, elle trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Il s’agit d’une journée manifestation et de sensibilisation à travers le monde.
C’est aussi l’occasion de mettre en avant l’épineuse question de l’égalité hommes/ femmes. Cependant, cette journée fait débat, certains dénoncent sa récupération commerciale et marketing, d’autres défendent son utilité. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une journée riche de sens, à haute valeur symbolique.
Cependant, le 8 mars, n’est pas la fête de la « meuf « ou de la « gonzesse » mais bel est bien la Journée Internationale des Droits des Femmes.
Alors, espérons que ces droits s’étendent, et les protègent dans n’importe quel pays. Espérons que les pratiques et les mentalités changent chaque jour et pas seulement un jour par an…

 

©Aurélie Dechambre, 

 

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Endométriose, restons mobiliser

Mars est le mois de sensibilisation à l’endométriose.
Du 02 mars au 08 mars 2020 se déroulera la 16e édition de la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose.

L’objectif est de sensibiliser et d’informer sur cette maladie chronique.

Le samedi 28 mars 2020 se déroulera la 7ème édition de l’EndoMarch, Marche Mondiale pour l’Endométriose, à Paris et dans plus de 60 capitales à travers le monde.


Mobilisons-nous ! Continuons à faire sortir cette maladie de l’ombre. Dans le monde, une femme sur 10 est concernée… Elle peut toucher ta femme, ta sœur, ta fille, ta nièce, une voisine, une amie…
Alors si toi aussi, tu as de fortes douleurs pendant tes règles, ce n’est pas normal ! Si en autre tes rapports sexuels sont douloureux, ce n’est pas normal non plus ! Consulte sans plus tarder un médecin, demande des examens. N’attend pas qu’il soit trop tard ! l’endométriose se propage à une vitesse folle et peut atteindre plusieurs de tes organes. Elle risque de bouleverser ta vie de femme, de couple…

©Aurélie Dechambre