Publié dans Bulles autobiographiques

Entre fatigue et nouveaux projets

Ce blog, je l’ai d’abord créé pour moi, comme une sorte de thérapie par l’écriture qui me permettait de mettre des mots sur mes maux. Au départ, il me tenait, à cœur, d’en faire une bulle d’expression et d’échange. Un outil de sensibilisation au monde du handicap. Si l’écriture ne me permet pas de marcher, elle me permet au moins de respirer.

Seulement, voila, depuis quelques mois, je n’arrive plus à tenir la cadence des débuts. Résultat, les articles s’empilent dans mes brouillons, à demi écrits, et ne sont jamais publiés. Parfois, j’aimerais avoir ‘un « super-pouvoir » qui me permettrait de retranscrire tous les articles qui me traversent l’esprit.

Quand je vois, certaines personnes poster chaque jour sur les réseaux sociaux, une partie de moi les admire et en même temps, je me demande sincèrement comment elles font. Cela demande tellement d’investissement, de temps, d’envie aussi.

Cela ne me ressemble plus, de partager autant. C’est très intime et intense d’écrire si régulièrement. Honnêtement, je ne m’en sens plus le courage. Il est vrai, que mes articles ici, se font plus rares. Rien de grave, mais trop de combats tue le combat. Ces derniers mois, ont été rudes. Je me sens un peu perdue dans le tourbillon de la vie, submergée par un flot de pensées, d’émotions et de questionnements. Il ne s’agit pas de quelque chose, d’intense ni d’insurmontable, mais plutôt d’une fatigue latente, accompagnée d’angoisses toujours présentes. Est- ce le blues de la quarantaine ? Peut-être, un peu. Quoi qu’il en soit, cette perte n’énergie, m’agace prodigieusement, car je ne parviens ni à mettre en forme mes textes, ni à concrétiser tous les projets qui fourmillent dans ma tête.

À la fin du mois,  » Dans la bulle d’Aurélie fêtera ses six ans… Cela me parait court et long à fois. Ai-je toujours envie de partager ici ? Honnêtement, je pense que oui, car paradoxalement l’appel des mots est toujours là, mais est-ce suffisant pour continuer ? Depuis quelque temps, je ne sais plus. L’inspiration et l’énergie reviendront sans doute demain, comme souvent. Une chose est certaine, je vais devoir un nouveau rythme, un nouvel angle de publication.

Pour cela, j’ai commencé à dépoussiérer cet endroit. Changement de thème, de couleurs, de typographie, réaménager les catégories, tout un travail minutieux ,qui je l’espère, m’aidera à donner un nouveau souffle à ce blog .

© Aurélie Dechambre

Publié dans Bulles autobiographiques

Réseaux sociaux, ces petites bêtes chronophages…

Il n’est que cinq heure du matin, un bip retenti déja! il s’agit d d’ une énième notification sur mon téléphone. Une fois, cinq dix fois, cinquante fois dans la journée, ce bip retenti. J’ai cinq messages non-lus sur Facebook, six nouveaux abonnés sur Instagram, et quinzaines tweets en attente .Simone m’a laissé un commentaire, Germaine a partagé une photo…

Il est déjà 18h, ma journée a filé , sans moi. J’étais là sans être là., trop absorbée par ces stories, ces partages. Au final, j’étais dans un fil quasi ininterrompu d’informations qui ne me m’intéressaient pas nécessairement, mais que je faisais défiler par habitude. Ces réseaux sociaux , ces petites bêtes chronophages me donnent, de, plus en plus, le vertige… On y trouve tout et n’importe quoi, certaines personnes y tiennent des propos violents, voir haineux. Etre visible et réactif , est devenu un phénomène de société. Ces derniers temps, ce balais incessant de notifications m’oppresse et j’éprouve le besoin de ralentir la machine infernale! Cette recherche de likes à tout va, ces chiffres qui ,à mon sens, ne veulent rien dire. Ralentir avant que ces bips ne deviennent trop assourdissant.

© Aurélie Dechambre